Le Mozambique, un pays fréquemment touché par les inondations, les glissements de terrain, les cyclones et d’autres crises liées aux conditions météorologiques, a lancé une initiative innovante basée sur l’utilisation de drones pour renforcer la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles.
Cette initiative baptisée « Projet de gestion des catastrophes par drone » est financée à hauteur de 967 000 dollars par le Fonds de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), un fonds fiduciaire géré par la Banque africaine de développement (BAD).
D’une durée de six mois, le projet est mis en œuvre par Busan Technopark, une agence gouvernementale sud-coréenne connue pour son expertise en matière d’innovation technologique et de gestion des catastrophes, a indiqué la BAD. La Corée est reconnue comme un leader dans le développement et l’utilisation de véhicules aériens sans pilote (drones) pour la collecte et le traitement de données en temps réel, a-t-on souligné.
Au cours de la période de six mois, un transfert de technologie et de connaissances s’effectuera, permettant au Mozambique de s’approprier la solution de drone et de devenir autonome pendant trois ans si des accords sont conclus avec les fournisseurs, a ajouté l’institution financière panafricaine.
Le projet permettra de créer un centre de formation au pilotage de drones au Mozambique, qui formera 30 professionnels, dont dix instructeurs, a-t-on précisé. Il mettra également en place un système de surveillance et d’intervention par drone dans cinq zones inondables à haut risque.
Le projet devrait améliorer la surveillance des catastrophes en temps réel, les systèmes d’alerte précoce et la modélisation prédictive des inondations, aidant ainsi le Mozambique à mieux anticiper et atténuer les catastrophes liées au climat.
En effet, le Mozambique est l’un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles en Afrique, inondations et cyclones causant à eux seuls de graves dommages aux infrastructures, à l’agriculture et aux communautés, a-t-on rappelé.
La BAD veut faire du projet un centre d’excellence et une plateforme régionale et envisage d’étendre ce modèle à toute l’Afrique, afin d’aider d’autres régions exposées aux catastrophes, à tirer parti des drones et des solutions numériques pour la gestion des risques.
dpa