L’Italie a lancé un projet de 1,7 million d’euros sur deux ans pour développer l’écotourisme et restaurer les sites patrimoniaux dans la ceinture de Wukro-Gheralta, dans le Tigré, a annoncé le ministère éthiopien des Finances. Cette initiative a été officialisée par un accord signé par l’ambassadeur d’Italie en Éthiopie, Agostino Palese, et la ministre éthiopienne des Finances, Semereta Sewasew. Elle est financée par l’Agence italienne pour la coopération au développement.
L’initiative est destinée à revitaliser la ceinture de Wukro-Gheralta, une région abritant « d’extraordinaires trésors culturels » éprouvée par les récentes années de conflit. Le projet met l’accent sur la restauration de sites historiques et la promotion d’entreprises de tourisme communautaire inclusives. D’après la même source, ce projet marque une nouvelle phase de coopération entre les deux pays pour promouvoir des moyens de subsistance durables, la consolidation de la paix et la préservation culturelle dans les zones post-conflit. La guerre civile du Tigré a duré de novembre 2020 à novembre 2022.
Tourisme durable pour promouvoir le développement local
Le projet est conforme au Plan de développement décennal de l’Éthiopie (2021-2030), qui fait du tourisme durable un levier essentiel du développement local. Il s’aligne sur l’agenda de relèvement post-conflit de l’Accord de paix de Pretoria ayant mis fin à la guerre entre le gouvernement éthiopien et le Tigré. Le conflit au Tigré a donné lieu à de violents combats autour de Wukro et de Gheralta. Une estimation menée par l’UNESCO en 2023 a recensé plus de vingt sites nécessitant une restauration urgente. Les églises rupestres de Gheralta, toutefois, ont été épargnées.
Taillées dans la roche entre les VIe et XIIIe siècles, les églises rupestres de Gheralta figurent parmi les sites les plus emblématiques du patrimoine éthiopien. Connues pour leurs fresques et leur architecture unique, elles demeurent un symbole de la richesse culturelle et spirituelle du Tigré.