La Fondation allemande Volkswagen (VolkswagenStiftung) a annoncé le financement de nouveaux projets de recherche destinés à accompagner les transformations sociales, dont une initiative axée sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle (IA).
Ce programme, intitulé « Change ! Fellowships », est mené en collaboration avec des acteurs non académiques. Les équipes sélectionnées associent chercheurs et acteurs de terrain, tels que des ONG, des artistes ou des urbanistes, afin de tester des approches scientifiques en conditions réelles.
Parmi les projets retenus figure une recherche consacrée à la participation de l’Afrique à l’élaboration des règles internationales régissant l’IA, un domaine largement dominé par l’Europe, les États-Unis et la Chine. L’étude analysera les mécanismes qui limitent actuellement cette participation.
Alors que les technologies d’IA se diffusent rapidement sur le continent, particulièrement dans l’agriculture, la santé et les services publics, leurs cadres de gouvernance restent en grande partie définis en dehors de l’Afrique, selon la Fondation.
« Bien que le continent soit de plus en plus actif sur le plan numérique, les voix africaines ont souvent peu d’influence sur les règles mondiales de l’IA », a souligné la VolkswagenStiftung, ajoutant que les institutions africaines pourraient jouer un rôle plus important dans ce processus.
Les chercheurs travailleront en collaboration avec des décideurs, des organisations de la société civile et des experts africains afin de formuler des recommandations concrètes destinées aux instances internationales et aux gouvernements nationaux.
Huit projets ont été sélectionnés pour un financement global de 14,4 millions d’euros, dont 1,9 million d’euros pour le projet « AI PAN-AFRICANISM ». Les sept autres abordent des thématiques à portée internationale, dont l’urbanisme durable, l’évaluation de l’impact des ONG et l’accès à la justice par le numérique.
Pour la Fondation, l’enjeu est de faire de la recherche un levier d’action face aux enjeux globaux, en s’assurant que les régions sous-représentées, comme l’Afrique, soient davantage associées aux transformations technologiques et sociales à venir.