Connect with us

Actualité

Entrepreneuriat inclusif : La GIZ forme des formateurs libyens

Published

on

Un total de 30 formateurs issus de 15 établissements d’enseignement et formation professionnelle en Libye ont été outillés sur la prestation de cours d’entrepreneuriat inclusif en termes de genre aux étudiants et aux diplômés de leurs établissements respectifs. Cela a été rendu possible à la faveur d’une initiative de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

La formation a porté sur le programme « CEFE » (Competency-based Economies through Formation of Enterprises), l’un des principaux programmes de développement de l’entrepreneuriat à l’échelle mondiale. CEFE est un ensemble complet d’outils de formation reposant sur des méthodes d’apprentissage pratiques permettant d’acquérir et de renforcer des compétences en entrepreneuriat et en gestion.

La formation qui a duré dix jours a permis de doter les bénéficiaires de connaissances approfondies et d’outils pratiques pour enseigner les compétences entrepreneuriales en tenant compte de la dimension genre, a indiqué la GIZ. « Grâce à cette activité, nous favorisons un environnement propice à l’entrepreneuriat inclusif, en mettant particulièrement l’accent sur l’augmentation des opportunités économiques pour les femmes et les jeunes », a-t-on souligné.

La formation fait partie du programme « Promouvoir les femmes et les jeunes pour un développement pacifique en Libye » mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ). Couvrant la période entre 2023 et 2026 et mis en œuvre par la GIZ et le ministère libyen en charge de la Jeunesse, ce programme vise à autonomiser les femmes et les jeunes via la promotion de leur participation socioéconomique.

Il porte, entre autres, sur la formation de formateurs d’établissements d’enseignement et d’instituts de formation professionnelle libyens afin de leur permettre d’offrir aux jeunes et aux femmes une orientation professionnelle inclusive en termes de genre. Il s’agit également de mettre en œuvre des mesures de consolidation d’égalité des sexes dans les institutions de la jeunesse et les centres de formation et d’élaborer des stratégies pour la participation socio-économique des jeunes.

Dépendant de la rente pétrolière, l’économie libyenne est contrôlée par l’État, premier employeur. La majorité des Libyens actifs travaillent dans le secteur public qui connaît un suremploi. Ce pays, où il n’y a pratiquement pas de petites et moyennes entreprises (PME), affiche l’un des taux de chômage parmi les plus élevés au monde, notamment chez les jeunes et les femmes. Les femmes ne constituent que 28 pour cent du marché libyen de l’emploi, selon la Banque mondiale (BM). Plus de la moitié des Libyennes actives travaillent dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la santé. Leur présence est moindre dans le secteur privé, l’entrepreneuriat et les emplois bien rémunérés.

dpa

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com