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Afrique : La BAD promeut des solutions locales aux défis de la dette

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La Banque africaine de développement (BAD) a lancé un programme visant à apporter des solutions locales aux défis de la dette en Afrique. Intitulé « African Debt Managers Initiative Network » (ADMIN), ce programme est porté par l’Institut africain de développement, une organisation d’apprentissage relevant de la BAD.

L’ADMIN fournirait des solutions locales et sur mesure aux défis de la dette sur le continent, a indiqué Coulibaly Abdoulaye, directeur du Département de la gouvernance et des réformes économiques à la BAD.

Ce réseau renforcerait également la capacité de gestion de la dette des fonctionnaires et des institutions des pays africains pour résoudre rapidement les problèmes d’endettement auxquels ces pays sont confrontés, rétablir la stabilité macroéconomique et soutenir une croissance inclusive, ainsi que promouvoir le partage d’expériences entre les gestionnaires de la dette dans les pays membres régionaux, a ajouté le responsable.

En effet, les besoins de financement croissants pour le développement des infrastructures, la réduction de la pauvreté, l’atténuation du changement climatique et la lutte contre l’insécurité poussent les pays africains à emprunter davantage, accroissant encore leur vulnérabilité liée à la dette, a indiqué, pour sa part, le directeur de l’Institut africain de développement, Eric Ogunleye.

La vulnérabilité croissante à la dette et la faible capacité de gestion de la dette dans de nombreux pays africains continuaient de dégrader les résultats macroéconomiques et d’entraver l’efficacité des réponses politiques aux chocs, exacerbant ainsi le surendettement dans certains pays, a-t-il poursuivi.

Le 30 avril 2024, sur les 38 pays africains pour lesquels des données d’évaluation de la viabilité de la dette sont disponibles, treize d’entre eux présentaient un risque élevé de surendettement et six étaient déjà en situation de surendettement, a-t-il précisé.

Une part plus importante de la dette africaine est désormais due à des détenteurs d’obligations et à des créanciers extérieurs au « Club de Paris » qui traitent directement avec les pays débiteurs. Cette dette à coût élevé impose un lourd fardeau du service de la dette aux pays africains, qui représente en moyenne 18 pour cent de l’ensemble des recettes publiques, a-t-il expliqué.

Le développement d’un marché intérieur de la dette africaine a été identifié comme un moyen permettant au continent de développer des sources de financement de la dette moins coûteuses et plus stables pour répondre à ses nombreux besoins en matière de développement.

dpa

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