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Des soudanais demandent la dissolution du parti d’El béchir

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Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes avec des manifestants appelant à la dissolution du parti de l’ancien dirigeant.

Des milliers de Soudanais se sont rassemblés dans plusieurs villes, notamment dans la capitale, Khartoum, exhortant les nouvelles autorités du pays à dissoudre l’ancien parti au pouvoir du président déchu Omar el-Béchir.

Des foules d’hommes et de femmes se sont rassemblées lundi à Khartoum, dans les villes d’Omdurman, Madani, Al-Obeid, Port-Soudan et dans la ville de Zalinge, au Darfour, pour exprimer leur soutien aux nouvelles autorités chargées de la transition du pays vers la société civile.

Les rassemblements ont également marqué le soulèvement du 21 octobre 1964 qui avait destitué le chef militaire de l’époque, Ibrahim Abboud. Cette poussée a mis fin à six années de règne militaire au Soudan après une vague d’émeutes et de grèves.

L’actuel gouvernement de transition soudanais est arrivé au pouvoir après une campagne similaire d’agitation de masse, qui a finalement conduit l’armée à renverser el-Béchir. Le pays est à présent dirigé par une administration conjointe civilo-militaire, qui doit emprunter une voie délicate menant à de futures élections démocratiques dans un peu plus de trois ans.

Les rassemblements de lundi, organisés par le mouvement de protestation-parapluie Forces de la liberté et du changement, devaient également exiger « justice pour les martyrs » tués au cours du soulèvement qui a duré plusieurs mois et qui a conduit à l’éviction d’ Omar el-Béchir.

En avril Omar el-Béchir et son parti du Congrès national ont dirigé le Soudan pendant trois décennies à partir de 1989, date à laquelle il est arrivé au pouvoir par un coup d’État.

Des protestations avaient éclaté contre son gouvernement en décembre 2018 et se sont rapidement transformées en un mouvement national qui a finalement conduit à son éviction.

Le mouvement de protestation dit que plus de 250 personnes ont été tuées lors du soulèvement. Les fonctionnaires ont donné un nombre de morts inférieur.

El béchir est actuellement détenu dans une prison de Khartoum et fait l’objet d’un procès pour corruption. Plusieurs autres responsables de son gouvernement et de hauts responsables du parti sont également en prison.

Dans le même temps, le gouvernement soudanais a accepté d’autoriser les secours humanitaires dans les régions du pays déchirées par la guerre et a renouvelé le pacte de cessez-le-feu conclu avec les principaux groupes rebelles lors de pourparlers de paix au Sud-Soudan.

Des responsables de toutes les parties ont déclaré que la nouvelle administration à Khartoum et les deux groupes de coordination des rebelles avaient signé une déclaration afin de garder les portes ouvertes au dialogue.

« La déclaration politique ouvrira la voie à des négociations politiques et constitue un pas en avant vers une paix juste, globale et définitive au Soudan », a déclaré le général Mohamed Hamdan Dagalo, personnalité clé du gouvernement de transition du Soudan.

Depuis la semaine dernière, des pourparlers ont eu lieu à Juba entre le nouveau gouvernement de Khartoum et les rebelles qui ont combattu les forces d’al-Bashir dans les États du Darfour, du Nil Bleu et du Sud-Kordofan.

Les nouvelles autorités de la transition, chargées de montrer la voie à un régime civil, ont juré de rétablir la paix dans ces zones de conflit.

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