Connect with us

Actualité

Contrôles aux frontières : le Sénégal déploie un GARSI à Saraya

Published

on

Pour lutter contre la criminalité organisée transfrontalière et prévenir la menace terroriste, le Sénégal a installé dans la localité de Saraya relevant de Kédougou (sud-est), une région frontalière avec le Mali et la Guinée, un « Groupe d’action rapide – surveillance et intervention » (GARSI), une unité spécialisée de gendarmerie, créée dans le cadre d’un projet soutenu par l’Union européenne (UE).

Deuxième du genre après celle installée dans la localité de Kidira (est) qui représente le principal point de passage vers le Mali, cette unité mobile a été conçue pour notamment contrecarrer les trafics illicites transnationaux en tous genres (drogues, armes, faux médicaments, traite d’êtres humains et trafic de migrants, etc.)

Ces trafics illicites engendrent une économie criminelle qui peut également permettre aux groupes extrémistes violents de s’approvisionner et de nouer des alliances de circonstance avec des acteurs qui cherchent également à se soustraire au contrôle de l’État. La menace terroriste, initialement localisée dans des pays sahéliens enclavés (Mali, Burkina Faso et Niger) commence à s’étendre vers les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, situés dans le golfe de Guinée.

Risque d’infiltration et d’implantation d’éléments extrémistes

La formation, l’équipement et l’opérationnalisation des deux GARSI font partie d’un projet portant le même nom financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique. L’unité de Kidira a démontré son efficacité pour assurer un meilleur contrôle de cette zone frontalière avec le Mali, a-t-on lu dans un document de l’UE.

Afin d’étendre la surveillance et la capacité d’intervention sur la partie sud de la frontière orientale avec le Mali, la gendarmerie sénégalaise a demandé la mise en place d’un GARSI à Saraya, a-t-on rappelé. L’emplacement de cette unité permettra de mieux couvrir la zone aurifère de la frontière sénégalo-guinéo-malienne et d’y prévenir des attaques ou une installation de terroristes.

En effet, cette zone est en proie à d’importants flux migratoires et financiers résultant de l’orpaillage clandestin qui bouleversent les rapports sociaux, pouvant entraîner des dynamiques conflictuelles, sur fond de tensions liées à l’accès aux ressources, a-t-on ajouté. Ces mouvements importants et incontrôlés accentuent le risque d’infiltration et d’implantation d’éléments extrémistes. En matière de la traite des êtres humains, la prostitution et l’exploitation sexuelle ainsi que le travail d’enfants représentent des problématiques présentes sur les sites d’extraction.

dpa