Au lendemain de la cérémonie d’ouverture officielle du Transform Africa Summit (TAS) 2025, les travaux en panels ont débuté ce jeudi dans la capitale guinéenne, réunissant experts internationaux, dirigeants politiques, innovateurs technologiques et acteurs du secteur privé. Pour sa première tenue en Afrique de l’Ouest et dans un pays francophone, le sommet a fait de Conakry une plateforme incontournable de réflexion sur la transformation digitale du continent.
Des discussions ancrées dans les priorités africaines
Les panels, organisés autour de thématiques structurantes, ont permis d’aborder les défis majeurs du numérique en Afrique : connectivité, cybersécurité, inclusion financière, gouvernance digitale, intelligence artificielle, data management et autonomisation des États face aux mutations technologiques.
Dès les premières sessions, le ton a été donné : accélérer la digitalisation pour renforcer la souveraineté technologique africaine. Les intervenants ont insisté sur l’urgence de créer des infrastructures robustes, de développer des compétences locales et d’assurer un accès équitable aux services numériques, notamment dans les zones rurales.
La Guinée au cœur des échanges
Pays hôte, la Guinée a occupé une place centrale dans plusieurs panels. Les représentants du gouvernement ont partagé la vision nationale en matière de transformation numérique, mettant en avant les réformes engagées dans l’administration publique, l’amélioration de la connectivité, et les investissements dans les compétences digitales.
Plusieurs experts internationaux ont salué l’initiative du pays d’accueillir pour la première fois ce sommet majeur, soulignant que cela « positionne Conakry comme un hub émergent de l’innovation en Afrique francophone ».
Innovation, startups et inclusion : les trois piliers des débats
Au cœur des échanges, trois axes ont dominé :
1. L’innovation et les infrastructures
Les discussions ont porté sur le rôle des technologies émergentes dans l’amélioration des services publics, la modernisation des économies et la réduction des coûts opérationnels pour les entreprises.
Les questions de connectivité transfrontalière, de régulation des données et de cybersécurité ont été largement développées.
2. Le rôle des startups africaines
Plusieurs jeunes entrepreneurs ont présenté des solutions innovantes dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de l’éducation et des services financiers.
Les panélistes ont appelé à une meilleure facilitation de l’accès au financement et à la création d’écosystèmes propices à la croissance des startups.
3. L’inclusion financière et sociale
Des experts de la fintech, des décideurs publics et des institutions panafricaines ont discuté des moyens d’élargir l’accès aux services numériques aux populations marginalisées, notamment les femmes, les jeunes et les zones éloignées.
La transformation digitale y a été présentée comme un levier essentiel de développement socio-économique.
Des perspectives encourageantes pour l’Afrique
L’ensemble des panels de cette première journée a mis en lumière la volonté commune des acteurs africains de bâtir un continent plus compétitif, connecté et souverain. De nombreuses recommandations ont été formulées, notamment la nécessité de renforcer les partenariats public-privé, d’investir dans la formation digitale et d’harmoniser les cadres réglementaires entre les États membres.
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