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Après une visite au Mali et au Burkina Faso, le Conseil de sécurité fait un bilan de la situation sécuritaire au Sahel

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Le représentant de la France, pays qui préside les travaux du Conseil en mars, a rappelé le triple objectif de cette mission : témoigner un soutien à la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation de 2015 au Mali, évaluer l’état d’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel et mesurer la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso.

Lors de la première étape de la mission au Mali, l’Ambassadeur français, François Delattre, a expliqué ce mercredi que la visite à Bamako avait permis à la délégation du Conseil de s’entretenir avec le Président du pays, Ibrahim Boubacar Keïta ; son Premier Ministre, ainsi que des membres du gouvernement et des membres de la société civile. Tous ont souligné le rôle crucial joué par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dont les activités seront examinées lors d’une séance du Conseil de sécurité réuni au niveau ministériel le 29 mars avec la participation du Premier ministre malien et des chefs des diplomaties française et allemande.

Pour sa part, le Conseil a insisté sur la nécessité d’accélérer et de donner la priorité à la mise en œuvre de l’Accord de paix, ainsi qu’à la nécessité de briser le cycle de la violence qui sévit dans le centre du Mali depuis plusieurs mois maintenant.

Les membres du Conseil ont également encouragé la MINUSMA à poursuivre sa mission de protection des civils et à soutenir les efforts du gouvernement malien sur le plan sécuritaire, a ajouté le délégué français.

Quant à la Force conjointe du G5 Sahel, son commandant, le général Hanana Ould Sidi ; le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Mamane Sidikou, ainsi que les Ministres des affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali ont informé les membres du Conseil des efforts déployés pour l’opérationnaliser. « La Force conjointe a pu mener trois opérations depuis le début de l’année 2019, malgré les retards imputables à l’attaque terroriste contre le quartier-général du G5 Sahel à Sévaré, perpétrée en juin 2018 », a précisé le représentant de la Côte d’Ivoire.

Les interlocuteurs du Conseil ont cependant fait ressortir, a-t-il ajouté, les difficultés liées aux dispositions de l’accord technique, en particulier des contraintes territoriales du soutien que la MINUSMA peut fournir à la Force conjointe. « En conséquence, seuls deux des sept bataillons de la Force conjointe opérant sur le territoire malien peuvent en bénéficier », a précisé le représentant ivoirien, en recommandant une révision de l’accord technique, afin de mieux l’adapter aux réalités du terrain et ainsi renforcer l’efficacité de la Force conjointe.

Après Bamako, le Conseil s’est rendu à Ouagadougou où il a eu une séance de travail avec les membres du gouvernement burkinabè qui ont exposé leurs priorités dans le cadre des activités censées impulser le développement économique et social dans l’espace géographique du G5 Sahel.

À cette occasion, les responsables gouvernementaux ont informé les membres de la délégation de leur volonté de veiller au respect des droits de l’homme et de conduire des enquêtes sur des violations présumées commises par les forces de défense et de sécurité.

Devant les « informations accablantes » portées à sa connaissance, le représentant de l’Allemagne à l’ONU, Christoph Heusgen, a souligné le message du Conseil : « la lutte contre le terrorisme doit être mené dans le respect des droits de l’homme ».

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