Lorsqu’elle apprend sa nomination au poste de ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Lamah évoque d’abord une « profonde émotion ». Un sentiment mêlé de fierté et de gravité, à la hauteur des responsabilités qui l’attendent dans un secteur où se jouent, chaque jour, les équilibres sociaux du pays.
Dans sa première déclaration, la nouvelle ministre remercie le président Mamadi Doumbouya et le Premier ministre Amadou Oury Bah pour la confiance accordée. Mais au-delà des usages protocolaires, son message révèle une vision : celle d’un engagement durable en faveur des femmes, des familles et des populations fragilisées.
« Il s’agit d’un engagement fondamental au service de notre nation », affirme-t-elle. Une phrase qui résume l’approche qu’elle entend privilégier : faire de l’action sociale un pilier du développement, et non un simple volet administratif. Dans un pays marqué par les inégalités économiques, les vulnérabilités familiales et les défis liés à l’accès aux services sociaux, son ministère apparaît comme l’un des plus sensibles du gouvernement.
Patricia Lamah se présente comme une responsable guidée par l’écoute et la proximité. Elle promet une gouvernance fondée sur le dialogue avec les acteurs de terrain, les associations féminines, les organisations communautaires et les partenaires sociaux. Une méthode qui vise à mieux comprendre les réalités locales et à adapter les politiques publiques aux besoins concrets des citoyens.
La solidarité, qu’elle décrit comme une valeur centrale de l’identité guinéenne, constitue l’axe majeur de son discours. Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’un principe inscrit dans les textes, mais d’un levier essentiel pour renforcer la cohésion nationale dans un contexte de transition politique et de réformes institutionnelles.
Son entrée au gouvernement intervient à un moment charnière. Les attentes sont fortes, notamment en matière d’autonomisation des femmes, de protection de l’enfance et de prise en charge des personnes en situation de précarité. Autant de dossiers complexes, soumis à des contraintes financières et structurelles, mais au cœur des préoccupations citoyennes.
Désormais en première ligne, Patricia Lamah devra transformer ses engagements en actions tangibles. Entre volontarisme politique et réalités du terrain, son mandat s’annonce comme un test décisif pour la crédibilité de la politique sociale du gouvernement et pour la promesse d’une Guinée plus inclusive.
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