L’Union européenne (UE) a lancé le projet NaturAfrica TGKS, doté de 6,2 millions d’euros, une initiative visant à préserver le plus grand bloc forestier d’Afrique de l’Ouest, situé à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Liberia.
Cette initiative appuie la gestion intégrée de quatorze aires protégées ou en cours de classement. Elle couvre, entre autres, le parc national Taï, la réserve du Cavally et plusieurs forêts classées en Côte d’Ivoire, ainsi que les parcs Grebo-Krahn, Sapo, Kwa, des forêts communautaires et concessions forestières au Liberia.
Le complexe forestier TGKS (Taï-Grebo-Krahn-Sapo), qui s’étend sur 5 775 km², abrite des espèces menacées comme le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest et fournit des services écosystémiques vitaux. Cependant, il est gravement menacé par le braconnage, l’exploitation minière et l’empiètement agricole, a indiqué la Délégation de l’UE en Côte d’Ivoire.
Ce projet commun entre l’UE et les gouvernements ivoirien et libérien, qui s’inscrit dans le programme plus large NaturAfrica, repose sur trois piliers majeurs, à savoir la protection de la biodiversité, le soutien à des moyens de subsistance durables et l’appui de la coopération transfrontalière.
Le renforcement des moyens de subsistance concerne les communautés locales, avec une attention particulière portée aux femmes. De nouvelles opportunités de revenus seront créées via l’apiculture, l’agriculture durable, l’écotourisme ou encore la commercialisation de produits non-ligneux à haute valeur.
En outre, il vise à protéger les espèces menacées, en appuyant la surveillance communautaire et en créant des corridors écologiques. Il renforce aussi la coopération transfrontalière en favorisant la coordination entre autorités et communautés, posant ainsi les bases d’une gouvernance forestière inclusive et durable.
La mise en œuvre de ce projet de quatre ans est confiée à la Wild Chimpanzee Foundation qui travaillera en collaboration avec l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves et la Forestry Development Authority au Liberia.
dpa