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Sécuriser le référendum : priorité affichée du Conseil Supérieur de Défense Nationale

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Pour la première fois, le Conseil Supérieur de Défense Nationale (CSDN), élargi à la Commission Nationale de Défense et de Sécurité, s’est réuni ce lundi au Palais présidentiel sous l’autorité du général Mamadi Doumbouya.

La création de ces deux instances, en juin dernier, avait été présentée comme une étape clé de la transition. Leur mission est claire : protéger les citoyens, assurer la stabilité et préparer le pays aux échéances à venir, notamment le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025.

Face aux membres du gouvernement, aux chefs militaires et paramilitaires, le président a donné le ton. Trois priorités ont été énoncées : responsabiliser chaque acteur de la chaîne sécuritaire, garantir l’efficacité des dispositifs de protection, et sécuriser le scrutin de septembre. Autant de lignes directrices qui traduisent l’importance accordée à la maîtrise du climat sécuritaire dans un contexte politique sensible.

Mais au-delà des annonces, cette réunion a valeur de symbole. Elle illustre une volonté de rassembler civils et militaires autour d’un objectif commun : préserver l’ordre et éviter que la scène politique ne soit perturbée par l’insécurité. Elle rappelle aussi combien, en Guinée, la stabilité reste le préalable à toute réforme institutionnelle.

Pour Mamadi Doumbouya, l’enjeu est double. À l’intérieur, rassurer une population attachée à l’exercice libre de ses droits. À l’extérieur, envoyer le message d’un État qui se dote d’outils modernes de gouvernance sécuritaire. Dans les deux cas, la réussite du référendum apparaîtra comme un test.

Ce premier rendez-vous du CSDN élargi ne se limite donc pas à un exercice administratif. Il s’inscrit dans une stratégie plus large : faire de la sécurité le socle d’une transition qui cherche à gagner en crédibilité, dans un pays où les équilibres politiques demeurent fragiles.

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