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Soudan : Guterres appelle à une cessation des hostilités face à la dégradation alarmante de la situation

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Le cri d’alarme lancé par António Guterres résonne comme un appel à ne plus détourner le regard. Au cœur du Soudan, dans l’État du Darfour du Nord, la ville d’El Fasher vit au rythme des bombardements, des exodes massifs et des souffrances silencieuses d’une population piégée dans un conflit brutal.

Depuis plusieurs jours, les Forces de soutien rapide (FSR) assiègent la capitale régionale, multipliant les assauts et sémant la terreur. À peine deux semaines plus tôt, ces mêmes forces lancent une attaque sanglante contre les camps de déplacés de Zamzam et Abou Shouk, faisant des centaines de morts parmi les civils – hommes, femmes, enfants, mais aussi travailleurs humanitaires.

Le Secrétaire général de l’ONU ne cache plus son inquiétude : la situation devient incontrôlable. Plus de 400.000 personnes ont été arrachées à leur quotidien, fuyant le camp de Zamzam, désormais vidé par la peur et la faim. La majorité a trouvé refuge à Tawila, où les efforts humanitaires sont entravés par l’insécurité et un cruel manque de ressources.

« L’ampleur des besoins est énorme », at-il martelé dans un communiqué, dénonçant également les actes de harcèlement, d’intimidation et de détention arbitraire visant les déplacés, particulièrement vulnérables aux postes de contrôle disséminés sur les routes de fuite.

La guerre civile, qui vient d’entrer dans sa troisième année, s’étend à d’autres régions. À Omdurman, dans l’État de Khartoum, des massacres ont été signalés. Partout, les civils paient le prix fort de rivalités militaires qui les dépassent.

Malgré la reprise de Khartoum par l’armée soudanaise du général Abdel Fattah al-Burhane, les FSR redoublent d’hostilité, cherchant à renforcer leur mainmise sur le Darfour, région déjà ravagée par des décennies de violences.

Face à ce chaos, l’ONU exige l’impensable : que l’on permette simplement aux humanitaires de sauver des vies. Un accès sans entrave, une trêve, un minimum d’humanité dans un conflit qui en manque cruellement.

António Guterres a exhorté la communauté internationale à réagir – vite et fort – pour faire cesser ce bain de sang. « Les auteurs de violations graves doivent être tenus pour responsables », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une action concertée pour protéger les civils et soulager une région à bout de souffle.

Imedias.net