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L’OMS promet de faire une priorité de la lutte contre les violences sexuelles dans ses rangs

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Le patron de l’OMS a promis mercredi aux pays membres de faire une priorité de la lutte contre les violences sexuelles dans les rangs de son organisation, après un scandale impliquant des employés en République démocratique du Congo.

« Les choses changent, mais bien sûr nous sommes d’accord avec le fait que ce n’est pas assez. Nous n’en sommes qu’au début », a déclaré le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui vient d’obtenir un second mandat de 5 ans. Le premier avait été marqué par un retentissant scandale d’exploitation sexuelle de femmes, d’enfants et d’hommes par des employés de l’ONU, dont certains de l’OMS, lors de l’épidémie d’Ebola entre 2018 et 2020.

Le Dr Tedros s’était fait publiquement tancer à deux reprises par les principaux pays donateurs de l’OMS, qui estimaient qu’il en faisait trop peu et trop lentement sur ce sujet. Il a depuis présenté des excuses aux victimes et présenté un plan d’action pour améliorer les choses.

« Nous sommes déterminés et ce sujet est une préoccupation quotidienne de la direction », a-t-il affirmé, devant les pays membres qui participent à l’Assemblée mondiale de la santé se tenant cette semaine à Genève. Le Dr Tedros a expliqué qu’il présidait personnellement à une réunion hebdomadaire -le jeudi- rassemblant tous les services concernés pour « mesurer les progrès basés sur notre plan ».

« Nous sommes sur la même page: zéro tolérance, nous concentrer sur la prévention, le changement de culture et d’état d’esprit mais aussi nous concentrer sur les victimes et de les mettre au coeur de nos préoccupations », a-t-il promis. Il a aussi révélé que les dossiers qui restaient en souffrance sont tous en passe d’être examinés.

« Le message que nous avons eu de notre personnel est très clair quand nous avons démarré cette initiative, c’est qu’un délai judiciaire trop long est un déni de justice », a-t-il souligné, regrettant que certaines procédures prennent de trop longues années.

Désormais, il s’est engagé à ce qu’une enquête ne prenne pas plus de 120 jours. Si les enquêteurs ont besoin de plus de temps, ils devront apporter une justification sérieuse. « Cela nous oblige à rendre des comptes », a-t-il insisté, promettant aussi de « la transparence » là où l’OMS s’est souvent vu faire le reproche d’une culture de l’opacité.

Fin septembre 2021, l’OMS avait été gravement mise en cause par une commission d’enquête sur les violences sexuelles commises par ses employés contre des dizaines de personnes en RDC, qui dénonçait des « défaillances structurelles » et des « négligences individuelles ».

AFP

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