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Libye : l’ONU déplore le blocage politique qui retarde les élections nationales

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Malgré quelques avancées sur la feuille de route politique soutenue par les Nations unies, la Libye reste paralysée par les profondes divisions entre la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État, a averti Hanna Tetteh, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, lors d’une séance du Conseil de sécurité.

“Les deux institutions n’ont pas encore discuté ensemble du cadre constitutionnel et juridique des élections. Parvenir à un consensus politique sera difficile, mais la Libye ne peut plus se permettre de nouveaux retards”, a-t-elle déclaré.

Premier jalon du processus, la reconstitution complète du Conseil d’administration de la Haute Commission électorale nationale n’a toujours pas été réalisée. Les désaccords persistent entre les institutions sur la question de remplacer tous les membres ou simplement combler les postes vacants un blocage que Mme Tetteh a qualifié de symptôme d’un “manque plus large de volonté politique”.

Elle a exhorté les dirigeants libyens à “agir de manière constructive” pour débloquer la situation, précisant que si aucun accord n’était trouvé, la MANUL (Mission d’appui des Nations unies en Libye) proposerait “une autre approche” avec l’appui du Conseil de sécurité.

En parallèle, la MANUL prépare le lancement, en novembre, de sessions de dialogue national réunissant des représentants de la société civile, des jeunes et des femmes, afin de bâtir un processus politique plus inclusif.
Ces discussions aborderont des thèmes cruciaux : la gouvernance, la sécurité, l’économie et les droits humains.

Mme Tetteh a par ailleurs salué la baisse des tensions à Tripoli, rendue possible par une médiation entre le Gouvernement d’unité nationale (GUN) et le Service de dissuasion contre le crime organisé et le terrorisme (DACOT), avec le soutien de la Turquie.

“Un environnement sécuritaire stable est indispensable pour progresser politiquement,” a-t-elle souligné.

La responsable onusienne a également mis en garde contre la corruption et le manque de transparence, citant la découverte par la Banque centrale de milliards de dinars en devises non enregistrées. Elle a salué le lancement d’un plan national de lutte contre la corruption, tout en rappelant qu’il nécessiterait une forte volonté politique pour produire des effets concrets.

Enfin, Mme Tetteh a insisté sur la soif de stabilité exprimée par les Libyens :

“Ils méritent des institutions légitimes, unifiées et durables. L’ONU reste pleinement engagée à leurs côtés.”

Imedias.net