Les décès liés au SIDA en Ouganda ont chuté de 64 pour cent et les infections VIH de 61 pour de 2010 à 2024, selon un nouveau rapport de la Commission ougandaise du SIDA (UAC). Le rapport, présenté devant la Commission parlementaire chargée du VIH/SIDA, indique une baisse des décès, passés de 56 000 en 2010 à 20 000 en 2024. Les nouvelles infections VIH sont passées de 96 000 à 37 000 sur la même période. Selon les données, 4 700 enfants naissent encore avec le VIH. L’UAC a reconnu que la transmission mère-enfant demeure un enjeu nécessitant plus d’attention, notamment dans les régions où les soins prénataux et l’instauration du traitement antirétroviral (TAR) pour les mères enceintes sont inégaux.
Par ailleurs, les jeunes filles restent les plus touchées : sur les 37 000 nouvelles infections recensées, 21 000 concernent des jeunes filles contre 11 000 chez les garçons. La présidente de la Commission parlementaire, Sarah Kayagi, a exprimé son inquiétude concernant cette situation. Le document souligne que l’Ouganda se rapproche de la cible 95-95-95 de l’ONUSIDA : 94 pour cent des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90 pour cent sont sous TAR et 96 pour cent de celles sous traitement ne présentent plus de charge virale.
Le rapport révèle une répartition inégale de l’épidémie, concentrée dans les districts centraux et périurbains. Wakiso comptait le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH, soit 180 300, suivi de Kampala avec 73 600. Ces deux districts enregistrent le plus de nouvelles infections. L’UAC a présenté une feuille de route pour réduire la dépendance aux donateurs et pour accroître le financement intérieur. Elle propose que d’ici 2027, au moins 60 pour cent des coûts non liés aux produits de base du VIH soient financés au niveau national.