Le Nigeria a approuvé le Cadre national du marché du carbone, l’opérationnalisation du Fonds pour le changement climatique et le rétablissement du Conseil national sur le changement climatique (NCCC) dans le budget national. Cette décision vise à encadrer et à renforcer la participation du Nigeria aux marchés du carbone. Le gouvernement espère mobiliser entre 2,5 et trois milliards de dollars annuellement en financement climatique au cours de la prochaine décennie afin d’atteindre ses objectifs en matière de climat.
Ces approbations ont eu lieu lors de la deuxième réunion du NCCC. Cette décision intervient à l’occasion de la 30e session de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) qui se tient du 6 au 21 novembre au Brésil. Le gouvernement a précisé que l’opérationnalisation du Fonds pour le changement climatique, prévue par la loi de 2021, vise à mobiliser et à canaliser les financements verts pour des projets d’adaptation et d’atténuation. Ce mécanisme, encore en phase de mise en place, sera géré par le NCCC.
Renforcer la coordination des politiques climatiques
Le rétablissement du NCCC vise, quant à lui, à renforcer la coordination des politiques environnementales et climatiques du Nigeria. Placé sous la supervision de la présidence, cet organe est chargé de piloter la mise en œuvre des stratégies nationales de transition et de résilience climatique. Le vice-président Kashim Shettima a indiqué que le Nigeria cherchait à exploiter toutes les sources de financement disponibles pour des projets climatiques. Il a souligné que la lutte contre le changement climatique constituait une occasion de stimuler les investissements, l’emploi et l’innovation.
Selon The West African Alliance on Carbon Markets, le Nigeria compte la plus grande part d’activités carbone en Afrique de l’Ouest, avec 122 projets enregistrés. Un rapport de mars 2024 indique que le Burkina Faso et le Sénégal restent également parmi les pays les plus actifs.