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Cajou : le Burkina Faso mise sur la valeur ajoutée

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Au Burkina Faso, la ville de Bobo-Dioulasso (ouest) s’est dotée d’une usine moderne de transformation de noix d’anacarde d’une capacité de 150 000 tonnes par an, pour un investissement de plus de 9,5 milliards de francs CFA (environ 14,5 millions d’euros). Dénommée Burkina Cajou, l’usine, implantée sur une superficie de 8 hectares, devrait générer 1 700 emplois directs et indirects, majoritairement occupés par des femmes, avec une ambition à long terme d’atteindre 8 500 emplois.L’État burkinabè détient 25 pour cent du capital social de l’entreprise créée par Mme Masso Sow Traoré, une entrepreneure burkinabè active dans l’agro-industrie. L’usine comprend une infirmerie et une garderie sécurisée pour les enfants des employées, qui constituent près de 80 pour cent de la main-d’œuvre, a déclaré l’entrepreneure.

Renforcer la transformation locale

L’anacarde figure aujourd’hui parmi les filières agricoles stratégiques du Burkina Faso, mais le pays exporte, selon les estimations, plus de 90 pour cent de sa production à l’état brut, se privant ainsi d’une part importante de la valeur ajoutée. « Notre pays mérite mieux que d’exporter ses richesses à l’état brut », a déclaré l’entrepreneure.

Le Burkina Faso entend renforcer la transformation locale de ses matières premières agricoles afin de générer des emplois, en particulier au profit des jeunes et des femmes, réduire sa dépendance aux importations et accroître ses recettes d’exportation.