L’Afrique du Sud traverse un moment de profonde affliction après une série de drames ayant coûté la vie à des dizaines de personnes en l’espace de quelques jours. Le président Cyril Ramaphosa a fait part, lundi 19 janvier 2026, de sa vive émotion face aux violences meurtrières enregistrées sur les Cape Flats, dans la province du Cap-Occidental, ainsi qu’à la tragédie impliquant un véhicule de transport scolaire près de Vanderbijlpark.
Selon les autorités, au moins 26 personnes ont été tuées lors d’affrontements violents survenus en 24 heures au cours du week-end dans les quartiers sensibles des Cape Flats, une zone depuis longtemps marquée par l’emprise des gangs et l’insécurité chronique. À ce lourd bilan s’est ajoutée la mort de 11 élèves, victimes d’une collision entre leur véhicule de transport scolaire et un camion, alors qu’ils se rendaient en classe ce lundi matin.
Dans un communiqué empreint de gravité, le chef de l’État sud-africain a adressé ses condoléances aux familles et aux communautés touchées, soulignant que ces pertes humaines constituent « une blessure pour la nation tout entière ». Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à agir de concert avec les citoyens et les organisations de la société civile pour protéger les populations et restaurer la sécurité.
Sur le front de la criminalité, Cyril Ramaphosa a annoncé un renforcement immédiat des dispositifs de sécurité dans les zones les plus affectées du Cap-Occidental, avec une intensification de la présence policière et des opérations de maintien de l’ordre. Il a également insisté sur le rôle central des communautés dans la lutte contre les gangs, appelant à une coopération étroite avec les forces de police à travers les forums de police communautaire.
Le président a tenu à rappeler que la lutte contre la criminalité ne peut réussir sans l’engagement direct des citoyens. Il a exhorté la population à fournir aux forces de l’ordre toutes les informations utiles, même lorsque celles-ci concernent des proches. Une collaboration qui, selon lui, a déjà porté ses fruits : la police sud-africaine a procédé à l’arrestation de 100 chefs de gangs et de 106 membres actifs au cours des trois derniers mois.
Mais pour le chef de l’État, la réponse sécuritaire ne saurait suffire à elle seule. Il a mis en avant la nécessité d’une approche globale combinant des actions immédiates pour endiguer la violence et des politiques structurelles visant à améliorer les conditions socio-économiques, réduire les inégalités et offrir des perspectives aux jeunes exposés à la criminalité.
Le drame du transport scolaire a, quant à lui, suscité une émotion particulière. D’autant plus qu’il survient le jour même de la publication d’un rapport de la Commission sud-africaine des droits de l’homme sur la sécurité des transports d’élèves dans la province du Nord-Ouest. Une coïncidence tragique qui met en lumière les failles persistantes dans la protection des enfants.
« Nos enfants sont la richesse la plus précieuse de la nation », a déclaré Cyril Ramaphosa, appelant à une responsabilité collective accrue, tant dans le respect du code de la route que dans la rigueur des critères de sélection des prestataires chargés du transport scolaire.
Les autorités nationales et provinciales ont par ailleurs annoncé la mise en place de dispositifs de soutien psychosocial à destination des familles endeuillées, des enseignants et des élèves affectés par ces événements.
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