Le Comité parlementaire sur les femmes, la jeunesse et les personnes en situation de handicap a exprimé de vives inquiétudes cette semaine concernant le budget alloué au Conseil national sur les violences basées sur le genre et les féminicides (NCGBVF), jugé largement insuffisant pour faire face à l’ampleur de la crise.
Réuni pour examiner le plan stratégique 2025-2030 du département et le plan de performance annuelle pour l’exercice 2025/2026, le comité a également été informé des derniers développements concernant la nomination du conseil d’administration de l’Agence nationale de développement de la jeunesse (NYDA).
Un budget de R5 millions jugé « dérisoire »
Le comité a été particulièrement préoccupé par le fait que seulement 5 millions de rands ont été alloués au Conseil national pour lutter contre les violences sexistes. Une somme jugée inadéquate pour répondre aux besoins opérationnels et stratégiques de l’institution, qui a pour mission de coordonner les politiques publiques contre les violences faites aux femmes et aux filles.
« Il est impératif que nous défendions un budget à la hauteur de l’enjeu », a déclaré la présidente du comité, Mme Liezl van der Merwe. « Le Conseil doit être doté de ressources suffisantes pour remplir son mandat. »
Des inquiétudes sur les ressources humaines et le fonctionnement
Les membres du comité ont interrogé le département sur l’utilisation prévue du budget, notamment concernant les coûts de fonctionnement et de personnel. Le département a indiqué que des discussions sont en cours avec le Trésor national, et a réaffirmé sa volonté de doter le Conseil des moyens nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre des programmes concrets.
La dignité menstruelle en question
Autre point de tension : le cadre national pour la dignité menstruelle (Sanitary Dignity Framework), destiné à garantir l’accès aux protections hygiéniques pour les jeunes filles et femmes en situation de précarité. Selon le comité, le programme est mal coordonné et inefficace.
« Le cadre est fragmenté et ne fonctionne pas. Il faut une révision complète pour garantir l’utilisation correcte des fonds », a insisté Mme Van der Merwe.
Le comité a pointé du doigt la mauvaise gestion des fonds dans certaines provinces, et réclamé un contrôle plus rigoureux pour garantir la bonne exécution du programme et la responsabilité des autorités locales.
La jeunesse au programme
Le comité doit recevoir demain, 27 juin, une présentation de l’Agence nationale de développement de la jeunesse (NYDA) sur sa stratégie et ses objectifs pour 2025/2026. L’occasion d’évaluer la cohérence de la réponse publique face aux défis croisés de l’exclusion des jeunes, du chômage et des inégalités persistantes.
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