Le Royaume-Uni a dévoilé une stratégie de collaboration entièrement refondue à l’égard du continent africain. La ministre d’État pour le Développement international et l’Afrique, Jenny Chapman, a présenté cette nouvelle initiative à Londres, devant des diplomates, des parlementaires et des membres de la société civile.
La ministre a annoncé une rupture nette avec l’ère des « programmes d’aide » traditionnels, jugés dépassés et dominés par l’Occident. La stratégie privilégie un partenariat équitable, axé sur l’investissement, la croissance économique et la création d’emplois, plutôt que la simple assistance financière.
Londres entend mobiliser ses instruments financiers pour soutenir le secteur privé africain. L’ambition est de doubler les échanges commerciaux avec des pays stratégiques et de renforcer les infrastructures en préparation d’événements de grande envergure.
Le Royaume-Uni s’engage à renforcer la représentation de l’Afrique dans les instances internationales. Il soutient l’attribution d’un troisième siège pour l’Afrique subsaharienne au FMI et plaide pour réformer la dette internationale, alors que 800 millions d’Africains sont asphyxiés par les remboursements d’intérêts.
Sur le plan de la sécurité, Londres a réitéré son soutien aux efforts de paix, citant la crise au Soudan et la région des Grands Lacs. La stratégie comprend également un volet migratoire visant à gérer les flux et à combattre les réseaux de trafiquants, tout en facilitant la mobilité économique via des procédures de visa allégées.
L’innovation et la transition climatique constituent les autres piliers de cette stratégie. Le Royaume-Uni appuiera des projets pour l’électrification et protègera le bassin du Congo. Des partenariats scientifiques renforceront la coopération dans les domaines de l’IA et de la recherche médicale. Cette doctrine servira de feuille de route pour la présidence britannique du G20 en 2027. Elle est le résultat d’une consultation de cinq mois réalisée auprès de 600 organisations, visant à revoir la politique étrangère britannique.
dpa