Le Nigeria, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a lancé le Projet d’adaptation climatique NEWMAP-EIB pour lutter contre l’érosion des sols et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Ce projet de 175 millions d’euros, financé par la BEI, s’étendra sur cinq ans et couvrira 23 États. S’exprimant lors du lancement, le ministre de l’Environnement, Balarabe Lawal, a souligné que le gouvernement avait débloqué 750 millions de nairas (506 000 dollars) comme première tranche de financement.
NEWMAP-EIB (Nigeria Climate Adaptation-Erosion and Watershed Project) repose sur cinq volets. Il s’agit de la gestion des bassins versants, de l’investissement dans les infrastructures, du renforcement institutionnel, de la réponse au changement climatique et de la gestion efficace. Il prévoit la prévention des inondations, la restauration de 3 100 hectares de terres et la création de 25 000 emplois dans la foresterie, l’afforestation et la pêche. Le projet profitera à 750 000 Nigérians d’ici 2030, en améliorant les moyens de subsistance et en atténuant les dégâts de l’érosion. Le chef de la BEI pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Roger Stuart, a décrit le projet comme une étape historique dans l’inversion des dommages environnementaux. C’est un « engagement partagé en faveur de la résilience climatique », a-t-il déclaré.
Entre 2013 et 2022, la première phase de NEWMAP, appuyée par la Banque mondiale, a permis des avancées notables contre l’érosion des ravins et la dégradation des bassins versants. Le Nigeria et la BEI entendent consolider ces acquis et les étendre pour un développement durable. Au Nigeria, l’érosion prend plusieurs formes : hydrique dans le sud-est, où les pluies causent des ravinements destructeurs ; éoliennes dans le nord aride, où le vent emporte les sols fragiles ; et côtière dans le delta du Niger et à Lagos, amplifiée par la montée des eaux.