La Fondation danoise Novo Nordisk a octroyé 2,65 millions de dollars à l’Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine, pour renforcer la surveillance des maladies non transmissibles (MNT) dans dix pays d’Afrique de l’Est et australe. En Afrique subsaharienne, le fardeau des MNT a bondi de 67 pour cent entre 1990 et 2017. Selon les projections, ces maladies causeront plus de décès prématurés sur le continent que toutes les autres affections combinées d’ici 2030 et la plupart des décès et des invalidités d’ici 2063.
Cette initiative de deux ans a pour objectif de développer un programme de formation, extensible au continent. Elle répond à l’urgence de renforcer les systèmes de surveillance afin d’orienter des politiques et programmes de santé publique fondés sur des preuves. Le projet permettra de mettre en place un cadre structuré de développement des compétences du personnel de santé dans le domaine des MNT. L’accent sera mis sur la formation à la surveillance des MNT, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la prévention et la prise en charge. Il contribuera également à concrétiser les recommandations de l’Africa CDC, notamment en renforçant la capacité des États à collecter, analyser et exploiter les données sur les MNT. L’intégration de ces informations dans les systèmes de santé constitue un axe central de cette démarche.
Selon l’Africa CDC, la plupart des pays africains disposent de systèmes de surveillance encore fragile. Les données régulières sur les MNT, leurs facteurs de risque et leurs déterminants restent rares, ce qui limite la planification et complique leur intégration aux soins primaires et secondaires. Le renforcement de la surveillance des MNT est crucial pour des décisions éclairées, des investissements ciblés et des systèmes de santé résilients susceptibles de protéger tous les Africains, a déclaré le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya.
dpa