La Tunisie a lancé une nouvelle formation professionnelle diplômante dans le domaine des services à la personne, pour répondre aux besoins croissants de prise en charge des personnes fragilisées, tant au niveau national qu’international.
L’annonce de ce métier, baptisé « accompagnant de vie », a été faite par le ministre de l’Emploi, Riadh Chaoued, lors d’une journée d’information tenue en présence de nombreux partenaires, dont plusieurs ministères, l’organisation patronale (UTICA), des acteurs privés et la Coopération suisse (Swisscontact).
La formation vise à qualifier des professionnels pour accompagner des personnes âgées, des malades chroniques, des enfants autistes et des personnes en situation de handicap. L’Etat entend ainsi structurer ce secteur, lutter contre les filières non encadrées et anticiper l’émergence de nouveaux métiers.
Le programme de formation alternera entre modules théoriques et une application pratique. Le cursus pourra notamment se dérouler en alternance avec des hôpitaux ou des institutions spécialisées, assurant ainsi une expérience concrète et une meilleure employabilité des futurs diplômés, selon le ministère.
Le cursus a été conçu par le Centre national de formation de formateurs et d’ingénierie de formation. Son déploiement est coordonné par les directions régionales de l’emploi, qui le transmettent aux établissements de formation et finalisent toutes les démarches pour sa mise en place sur l’ensemble du territoire.
Le ministre a souligné le rôle de Swisscontact, un partenaire clé pour l’employabilité. Son expertise dans les formations certifiantes « à forte valeur ajoutée » est un gage de succès. Certains médias locaux évoquent un taux d’insertion de cent pour cent des programmes similaires.
Ce lancement s’inscrit dans un contexte de vieillissement démographique en Tunisie confirmé par le recensement de 2024. Selon l’Institut national de la statistique, la part des plus de 60 ans a presque triplé, passant de 5,6 pour cent en 1966 à 16,7 actuellement.
dpa