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Tanzanie : 73,5 millions de dollars de la BAD pour stimuler la production alimentaire

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 15 juillet 2022, un financement de 73,5 millions de dollars en faveur d’un programme qui projette d’accroître la production alimentaire en Tanzanie de 1 million de tonnes en trois ans.

Ce Projet d’appui aux intrants agricoles en Tanzanie, qui s’étend de septembre 2022 à juin 2025, a été conçu dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence du Groupe de la Banque, pour parer une potentielle crise alimentaire exacerbée par la guerre en Ukraine. Il vise à renforcer la capacité du pays à atteindre l’autosuffisance en matière de production de blé et d’huile comestible d’ici à 2030.

Cette approbation conjugue un prêt de 71 millions de dollars et un don de 2,5 millions de dollars provenant des ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. La contribution de la Banque couvre 87,3 % du coût total du projet, estimé à 84,07 millions de dollars. Le gouvernement tanzanien assume le solde de 11 millions de dollars.

Les fonds permettront de renforcer l’offre de semences améliorées de blé, de tournesol et de riz résilientes au changement climatique, d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des engrais et d’encourager les politiques qui améliorent l’environnement réglementaire en faveur d’une adoption rapide des semences et engrais certifiés. Globalement, le programme va renforcer la production nationale de blé, de tournesol et de riz, afin d’atténuer les risques en matière de sécurité alimentaire et les tensions induites par le climat.

« Le conflit entre la Russie et l’Ukraine, combiné aux impacts de la Covid-19, au changement climatique et aux prix élevés des carburants et des engrais qui en résultent, a un impact négatif sur la pauvreté et l’insécurité alimentaire, a souligné Nnenna Nwabufo, directrice générale pour l’Afrique de l’Est de la Banque africaine de développement. La hausse du coût des huiles comestibles, du riz et du blé va affecter tous les ménages, mais les plus pauvres seront les plus durement touchés ».

La Tanzanie importe plus de 90 % de son blé – dont 67 % de Russie et d’Ukraine – d’où viennent aussi 47 % des huiles végétales consommées ; et 25 % environ des engrais qu’importe le pays proviennent de Russie.

Selon de récentes estimations, les chocs combinés sur les denrées alimentaires, les carburants et les engrais vont entraîner 1,2 million de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté. Le choc sur les engrais est particulièrement préjudiciable aux ménages ruraux les plus pauvres, dont les revenus dépendent davantage de l’agriculture et qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à l’alimentation.

La production supplémentaire escomptée va directement profiter à 1 200 000 ménages. Parmi les autres bénéficiaires, on compte 1 000 producteurs de semences et négociants en produits agricoles de petite et de moyenne taille, ainsi que 10 000 jeunes femmes et hommes au chômage qui pourront trouver un emploi dans les chaînes de valeur du blé, du tournesol et des engrais.

Dans le cadre de ce projet, l’étendue des terres consacrées à la production de blé va quadrupler et passer de 100 000 ha à 400 000 ha d’ici à 2025. Grâce à l’utilisation de semences améliorées résilientes au changement climatique, les rendements de blé, de tournesol et de riz vont ainsi doubler.

Le ministre tanzanien de l’Agriculture, Hussein Bashe, a déclaré que le projet s’inscrit dans la lignée du Plan de développement du pays, qui vise à stimuler la production agricole, améliorer les revenus, créer des emplois et à diversifier les produits. 

Approuvée par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque le 20 mai dernier, la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence va fournir des semences certifiées à 20 millions de petits exploitants agricoles africains et leur améliorer l’accès aux engrais agricoles. Ce qui va se traduire par la production de 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années, d’une valeur de 12 milliards de dollars. 

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