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Syli Local : Bogola Haba : « Si certains ne veulent pas jouer sans prime, qu’ils rentrent »

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Le ministre guinéen des Sports, Keamou Bogola Haba, n’a pas mâché ses mots ce jeudi, lors d’une rencontre avec les responsables de la Confédération africaine de Mini Football. Interpellé sur les difficultés qui freinent la progression régulière des sélections nationales, il a pointé du doigt l’éternelle question des primes, souvent exigées avec insistance par les joueurs.

Durant son stage de préparation à Douala, les nouvelles ont fait état des primes réclamées par les joueurs. La goute d’eau qui a certainement débordé le vase. À quelques jours du coup d’envoi du Championnat d’Afrique des Nations, le patron du sport guinéen a tenu un discours ferme. Pour Keamou Bogola Haba, aucun joueur ne doit conditionner sa participation à la réception d’une prime. « S’ils ne veulent pas jouer sans prime, ils peuvent rentrer. Le mot prime, on ne veut plus l’entendre avant les performances sur le terrain », a-t-il martelé, dans un message clair adressé exclusivement aux joueurs du Syli Local, mais qui concerne les athlètes des autres sports également.

Le problème des primes n’est pas nouveau. Du football aux autres disciplines, le paiement tardif de ces allocations reste un défi pour le ministère des Sports. Depuis plusieurs années, des solutions sont à l’étude, notamment le paiement par virement bancaire envisagé par l’actuel patron du ministère afin de mieux encadrer le processus.

Mais malgré ces efforts, Keamou Bogola Haba dit en avoir assez de l’attitude de certains athlètes, qu’il juge peu reconnaissants. Il n’écarte pas la mise en place de sanctions. « Nous avons 14 clubs en Ligue 1, autant en Ligue 2. Le réservoir de talents est immense. Si parmi les 23 joueurs convoqués certains refusent de jouer sans prime, ils seront remplacés. Il y a d’autres jeunes prêts à se battre pour l’honneur du pays. », a-t-il réitéré.

Pour le ministre, la sélection en équipe nationale doit être vue comme un honneur, pas une opportunité financière immédiate. Il appelle les joueurs à faire preuve de fierté nationale et de professionnalisme. « Le simple fait d’être sélectionné est un privilège. Passeport, billet d’avion, hébergement en hôtel de haut standing, nourriture… Tout cela est pris en charge par l’État. La prime vient ensuite, en récompense de l’effort fourni », a-t-il expliqué dans des propos rapportés par Espacefoot.

Bogola Haba a salué l’exemplarité de la Fédération guinéenne de Mini Football, récemment constituée, qui a fait forte impression lors de la 4ᵉ édition de la CAN de la discipline. Selon lui, cette sélection a montré un état d’esprit exemplaire.

« C’est la première fois que j’envoie une équipe à une CAN qui ne réclame pas de prime avant de jouer. Ils n’ont pas demandé de prime de qualification. Leur priorité, c’était de défendre les couleurs nationales. Même leur ordre de mission a été signé après leur départ. Nous allons bien entendu les régulariser, conformément au circuit administratif. Voilà le comportement qu’on attend de tous les sportifs guinéens », a-t-il conclu.

Med Sesay 

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