Le Sénégal, qui perd chaque année plus de 76 millions d’euros en raison du manque d’infrastructures de stockage et de conservation des produits horticoles, entamera, avant la fin de l’année 2025, la construction de chambres froides pour oignons et pommes de terre sur dix sites dans les zones de production, un projet de 170 milliards de francs CFA (près de 260 millions d’euros) appuyé, entre autres, par la Coopération allemande. L’État ne débourse pas un seul franc pour ce projet de Partenariat Public-Privé (PPP) qui devrait créer 300 emplois dans les localités qui accueilleront les magasins de stockage frigorifique, a indiqué le ministère de l’Industrie et du commerce (MIC).
D’une capacité de conservation de 250 000 tonnes, ces infrastructures permettront de stabiliser l’approvisionnement et de mieux satisfaire la demande pour les consommateurs et les exportateurs, a indiqué, de son côté, l’ambassade d’Allemagne au Sénégal. Fonctionnant à l’énergie solaire, les chambres froides produiront plus de 50 mégawatts (MW), dont l’excédent pourra être exploité par la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), selon le MIC. L’agence allemande de Coopération internationale (GIZ) financera des formations destinées à des techniciens et agriculteurs impliqués dans le projet.
L’investissement permettra de réduire considérablement les pertes post-récoltes, estimées entre 30 et 40 pour cent de la production d’oignons et de pommes de terre, a souligné le MIC. En 2025, le Sénégal a produit près de 450 000 tonnes d’oignons et 245 000 tonnes de pommes de terre, selon le ministère. Le manque d’infrastructures de stockage et de conservation des produits horticoles fait perdre au Sénégal près de 50 milliards FCFA (plus de 76 millions d’euros), chaque année, a-t-on fait remarquer.
dpa