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Santé mentale et MTN au Togo : comprendre pour mieux agir

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Le Togo s’est associé à la DAHW, l’Association allemande de lutte contre la lèpre, la tuberculose et les maladies tropicales négligées, une ONG caritative, pour améliorer l’état de santé mentale et la qualité de vie des personnes touchées par la lèpre et l’ulcère de Buruli, deux maladies tropicales négligée (MNT) à fort impact psychologique.

Pour ce faire, des données de base sur « le ressenti psychologique » de ces personnes ont été recueillies dans trois régions à travers le pays ouest-africain : Maritime (sud), Centrale (centre) et Kara (nord). La collecte de ces données a été effectuée par une équipe mixte comprenant la DAHW, le ministère togolais de la Santé, les départements de psychiatrie et psychologie de l’Université de Lomé et des assistants de recherche.

Cette initiative fait partie du projet : « Améliorer la vie : améliorer la santé mentale et la qualité de vie des personnes atteintes de la lèpre ou de l’ulcère de Buruli au Togo », a indiqué la DAHW qui opère dans plus de 20 pays du Sud global. Il s’agit d’un projet essentiel pour mesurer l’ampleur des troubles mentaux chez les personnes concernées et évaluer leur qualité de vie, afin de mieux orienter les interventions futures, a-t-on ajouté.

Le projet est soutenu par le « Programme de financement des partenariats hospitaliers », mandaté et cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ). Couvrant la période entre 2016 et 2028 et implémenté par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ce programme international est déployé en Afrique, en Asie, en Amérique latine, entre autres. Il a été conçu pour favoriser la coopération entre les hôpitaux, universités, hautes écoles et organisations non gouvernementales allemands et ceux des pays partenaires.

Sévissant principalement dans les populations pauvres des zones tropicales, les MTN sont des maladies transmissibles ayant des conséquences sanitaires, sociales et économiques « dévastatrices », selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ces maladies entretiennent un cycle de mauvais résultats scolaires et de perspectives professionnelles limitées. Elles sont en outre associées à la stigmatisation et à l’exclusion sociale, d’après l’agence onusienne spécialisée.

Les MTN sont qualifiées de « négligées » car elles ne sont pratiquement pas prises en compte dans l’action mondiale en faveur de la santé, a-t-on expliqué. Elles touchent plus d’un milliard de personnes à travers le monde, dont 400 millions (soit 40 pour cent) en Afrique, le continent le plus affecté par ces maladies.

dpa