Confronté à une insuffisance d’effectifs et de capacités de formation des agents de santé, le Congo s’est doté d’un Plan national de développement des ressources humaines pour la santé (PNDRHS) couvrant la période 2026-2030. Fruit d’une large concertation nationale, ce document « stratégique majeur » vise à structurer durablement la planification, la gestion et la valorisation du capital humain du secteur de la santé au Congo, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Il entend répondre à quatre défis principaux : l’insuffisance des effectifs et des capacités de production des agents de santé, les déséquilibres géographiques, les besoins continus de renforcement des compétences, ainsi que les exigences accrues en matière de performance et de gouvernance, a-t-on précisé. Le PNDRHS prévoit notamment une gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences, afin de mieux anticiper et satisfaire les besoins nationaux projetés en ressources humaines, a-t-on ajouté. Il comprend également un ensemble de réformes structurantes destinées à renforcer durablement le système des ressources humaines en santé (RHS), à améliorer la formation initiale et continue, à moderniser la gestion des carrières et à promouvoir la motivation et la performance du personnel de santé.
Le plan prévoit en outre le renforcement de la gouvernance et l’intégration progressive de la digitalisation dans la gestion des RHS. « Sans des ressources humaines en quantité suffisante, bien formées, équitablement réparties et motivées, aucun système de santé ne peut répondre efficacement aux besoins des populations », a déclaré le représentant résident de l’OMS au Congo, Vincent Dossou Sodjnou, rappelant que les ressources humaines constituent l’un des piliers fondamentaux d’un système de santé performant.
dpa