Loin d’être un simple exercice technique, la réforme budgétaire en cours en Guinée s’impose comme un levier stratégique pour la transformation économique du pays. C’est dans cette dynamique que le Premier ministre, Chef du gouvernement, a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la préparation du budget de l’État, tenu dans un réceptif hôtelier de Kaloum.
Un budget programme pour une gestion optimisée
L’objectif de cette formation est clair : renforcer l’efficacité et la transparence du processus budgétaire afin d’optimiser l’allocation des ressources publiques. L’État cherche ainsi à aligner sa gestion financière sur les principes de bonne gouvernance et à inscrire ses politiques économiques dans une logique de performance et d’impact.
Le Ministre du Budget, s’adressant aux cadres de l’administration publique, a souligné l’importance de cette réforme qui s’inscrit dans la vision stratégique de développement du pays, baptisée Simandou 2040. Il a insisté sur le fait que l’atelier marque le coup d’envoi du budget programme, qui doit être pleinement opérationnel d’ici 2026.
« Les connaissances acquises au cours de ces trois jours doivent faire de vous des acteurs clés de cette transformation », a-t-il rappelé. « Cette réforme ne concerne pas seulement des chiffres, mais une nouvelle manière de concevoir et de piloter nos finances publiques. »
Une refonte nécessaire pour une meilleure anticipation économique
Prenant la parole, le Premier ministre a replacé cette initiative dans un contexte plus large, celui de la mobilisation des ressources internes, condition essentielle pour garantir l’autonomie budgétaire et la mise en œuvre efficace des priorités gouvernementales.
« La Guinée d’hier ne peut plus être celle d’aujourd’hui », a-t-il déclaré avec gravité. « Si nous voulons que notre pays évolue vers plus de stabilité et de développement, il est impératif que notre gestion financière suive une trajectoire plus rigoureuse et plus prévisible. »
Selon lui, la transition vers un budget programme ne peut se faire sans une approche prospective et analytique. Les administrations en charge des finances doivent désormais intégrer des prévisions précises, une anticipation rigoureuse et des mécanismes d’évaluation solides.
Un chantier ambitieux mais nécessaire
Derrière cette réforme, l’enjeu est de taille : faire en sorte que chaque franc dépensé serve une finalité claire et mesurable. Le Premier ministre a insisté sur l’impératif d’une utilisation efficiente des ressources publiques, soulignant que les finances de l’État ne sont pas infinies et doivent être gérées avec responsabilité.
Ainsi, la clôture de cet atelier ne marque pas une fin, mais bien le début d’un processus de transformation profonde. Les cadres formés sont désormais en première ligne pour opérer ce changement structurel, dans un pays où chaque décision budgétaire influence directement les perspectives de développement.
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