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Référendum du 21 septembre : un maillage électoral diversifié mais sous étroite supervision

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À cinq semaines du référendum constitutionnel, prévu le 21 septembre 2025, le général Mamadi Doumbouya poursuit le balisage du terrain électoral. Par un décret lu le dimanche 17 août, le chef de la Transition a désigné les directeurs régionaux et communaux des élections pour Conakry, une étape jugée stratégique dans l’architecture institutionnelle du scrutin.

Cette nomination, qui parachève l’installation du dispositif électoral dans la capitale, intervient dans un climat de méfiance persistante. Conakry, épicentre des mobilisations sociales et politiques, demeure le baromètre de la contestation. La désignation de figures chargées de superviser et coordonner les opérations électorales y revêt donc une dimension hautement politique, au-delà de son apparence administrative.

Le pouvoir justifie cette décision par la volonté de garantir la rigueur et la transparence du processus, alors que la Transition est souvent accusée d’avancer à marche forcée. Mais pour une frange de l’opposition et de la société civile, cette accélération soulève une question centrale : la capacité du régime à instaurer un cadre réellement inclusif et consensuel.

Car au-delà des textes et des organigrammes, les défis demeurent considérables : la fiabilité du fichier électoral, la logistique de collecte et de sécurisation des résultats, ainsi que l’indépendance réelle des structures mises en place. À Conakry, où la défiance vis-à-vis des autorités est historiquement forte, ces points risquent d’alimenter la polémique.

En affichant sa détermination à respecter l’échéance du 21 septembre, le général Doumbouya veut imposer l’image d’un processus maîtrisé. Mais le véritable test, celui de la légitimité, ne se jouera pas seulement dans les décrets et les organigrammes : il se mesurera dans la participation, la transparence et l’acceptation du résultat par l’ensemble des forces politiques et sociales.

La liste se présente donc ainsi :

  • Directeur Régional des élections de Conakry : M. Yamoussa Cissé (matricule 205-617-V), philosophe.

  • Directeur Communal de Kassa : M. Abdoulaye Savané (296-845-W), administrateur des affaires.

  • Directeur Communal de Kaloum : M. Sekou Naby Camara (250-862-L), homme de lettres.

  • Directeur Communal de Matam : M. Michel Soumaoro (246-417-R), historien en relations internationales.

  • Directeur Communal de Dixinn : M. Sékou Minkailou Conté (230-392-N), ingénieur informaticien.

  • Directrice Communale de Ratoma : Mme Ami Bangoura (246-769-S), linguiste.

  • Directrice Communale de Sonfonia : Mme Fatimatou Paraya-Bah (254-919-Y), gestionnaire.

  • Directeur Communal de Tombolia : M. Lancinet 1 Keïta (246-500-A), économiste.

  • Directeur Communal de Sonfonia : M. Youssouf Dansoko (251-386-T), gestionnaire.

  • Directeur Communal de Matoto : M. Abou Sidibé (246-063-F), administrateur civil.

  • Directeur Communal de Gbèssia : M. Mamadi Doumbouya (246-054-A).

  • Directeur Communal de Kagbèlen : M. Mamadouba Momo Sylla (246-237-Z), homme de lettres.

  • Directeur Communal de Maneyah : Elhadj Sekou Condé (276-158-A), administrateur des affaires.

  • Directeur Communal de Lambangny : M. Tamba Doumbouya (251-258-A), administrateur des affaires.