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RDC-Rwanda : “Les engagements doivent se traduire en actions concrètes” – Antonio Guterres

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Il était temps. Après plusieurs mois de tensions aiguës, des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, un accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda a été signé ce vendredi à Washington, suscitant une vague de réactions internationales. En première ligne, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué « une avancée significative vers la désescalade, la paix et la stabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. »

Une percée diplomatique après des années d’impasse

Depuis les années 1990, l’Est de la RDC est ravagé par des conflits récurrents impliquant plusieurs dizaines de groupes armés, dont le M23, soutenu selon Kinshasa par Kigali une accusation que ce dernier rejette.

Début 2025, la situation a franchi un nouveau cap dramatique. L’offensive du M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu a entraîné la prise de plusieurs villes, dont Goma et Bukavu, et provoqué une crise humanitaire d’une ampleur inédite : Des milliers de civils tués, plus de 600 000 déplacés, des violations graves des droits humains, selon les rapports de l’ONU.

L’ONU félicite, mais reste vigilante

Dans son communiqué, le Secrétaire général a remercié les États-Unis pour leur rôle de facilitateur, ainsi que le Qatar et le Médiateur de l’Union africaine, le Président Faure Gnassingbé du Togo. Il a également salué l’implication de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Guterres a exhorté les parties à respecter pleinement leurs engagements, notamment dans le cadre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité en février, qui condamnait l’escalade des violences et appelait à un retour au dialogue.

Le rôle central de la MONUSCO

Présente depuis plus de 20 ans en RDC, la mission de maintien de la paix des Nations Unies, MONUSCO, reste un acteur clé dans l’observation et la sécurisation du terrain. Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la MONUSCO, a accueilli l’accord comme un tournant décisif, tout en rappelant l’ampleur du défi à venir : « Il faudra des efforts continus pour traduire les engagements en réalité. »

Une opportunité pour les déplacés et les réfugiés

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a également réagi à la signature de l’accord, appelant à « briser le cycle des violences et des déplacements. » Selon son chef, Filippo Grandi, ce texte représente une opportunité historique pour redonner espoir, dignité et stabilité aux millions de personnes affectées par les conflits dans l’Est congolais.

« C’est une chance de tourner la page. Une chance de reconstruire des vies dans la sécurité, et avec dignité », a-t-il déclaré.

Le défi de l’après-signature

Si l’accord signé à Washington symbolise une percée diplomatique, sa mise en œuvre sera déterminante. Le cessez-le-feu, le retrait des troupes, la démobilisation des groupes armés, la réinsertion des déplacés et la justice pour les victimes seront autant de tests de crédibilité pour les signataires et pour la communauté internationale.

Imedias.net

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