Les pourparlers entre le gouvernement guinéen et les principaux syndicats de l’éducation se sont prolongés tard dans la nuit du vendredi 28 novembre, sans qu’un compromis n’ait été trouvé sur les revendications salariales au cœur d’un conflit qui menace de paralyser le secteur.
Cette quatrième journée de négociation, considérée comme décisive par les médiateurs, a été marquée par des interruptions répétées, des consultations internes et une réorientation du débat vers la question sensible des primes et indemnités pour les enseignants du pré-universitaire et de l’enseignement technique. Le retrait temporaire du SNAESURS, souhaitant consulter sa base sur le statut particulier des enseignants, a ajouté une dimension supplémentaire au blocage.
Face à l’ampleur des revendications, évaluées par le ministère du Budget à 552 milliards de francs guinéens par mois, les autorités ont invoqué des contraintes financières majeures, tandis que les syndicats ont dénoncé une offre gouvernementale jugée « insuffisante » au regard de l’inflation et de la précarité croissante dans la profession.
Malgré des concessions partielles de la part des syndicats, les positions sont restées éloignées. Les représentants gouvernementaux ont quitté la salle à plusieurs reprises pour consulter leur hiérarchie, avant de demander un report des discussions afin de permettre la participation des ministres concernés lors de la prochaine session.
Le médiateur a appelé les deux parties à « éviter un affrontement stérile » et à poursuivre les efforts pour parvenir à un accord susceptible de désamorcer la crise. La reprise des négociations est prévue lundi, dans un climat social tendu et à la veille de la période d’examens dans plusieurs établissements publics.
Les syndicats, partagés entre la pression de leur base et la volonté d’aboutir à un compromis, affirment que la journée de lundi sera « déterminante ». Le gouvernement, de son côté, espère transformer ce couloir de négociation en « véritable voie de sortie ».
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