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Première greffe cornéenne partielle réalisée avec succès en Tunisie

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Une première médicale a été réalisée au CHU Charles Nicolle de Tunis, où une équipe tunisienne a mené avec succès une greffe cornéenne partielle concernant l’endothélium, la couche cellulaire qui tapisse la face interne de la cornée.

L’intervention a été réalisée par kératoplastie endothéliale ultra-mince (DMEK), une technique de pointe, pratiquée pour la première fois en Tunisie. Elle a été entièrement assurée par des compétences locales. Le greffon a été préparé et greffé sur place grâce à l’utilisation d’un microkératome de haute précision.

Selon le ministère de la Santé, cette réussite marque un tournant dans la chirurgie ophtalmologique du secteur public. Elle permettra notamment de réduire les délais d’attente pour les patients et de renforcer l’autonomie médicale du pays dans ce domaine de pointe.

Contrairement aux greffes traditionnelles, la DMEK remplace uniquement la couche interne ultra-mince de la cornée. Cette approche ciblée, moins invasive, préserve la structure globale de l’œil et permet une récupération plus rapide et une meilleure qualité de vision.

La technique DMEK (Descemet membrane endothelial keratoplasty) est aujourd’hui considérée comme l’une des plus avancées au monde dans le traitement de la dystrophie de Fuchs, la kératopathie bulleuse, la dystrophie endothéliale congénitale héréditaire et d’autres atteintes endothéliales.

Il ne s’agit pas ici d’un implant artificiel, comme ceux utilisés dans les chirurgies de la cataracte. La greffe concerne un tissu humain prélevé sur un donneur et préparé avec une extrême finesse. L’intervention est donc différente sur le plan technique, et s’adresse à d’autres types de pathologies oculaires.

Cette première illustre le dynamisme du secteur médical en Tunisie, malgré les défis structurels. Elle témoigne aussi de l’excellence des médecins tunisiens, dont un grand nombre exerce à l’étranger, notamment en Europe, où leur expertise est largement reconnue dans des hôpitaux publics et centres de référence.

dpa