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Premier voyage au Zimbabwe du président bélarusse Loukachenko

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Le président bélarusse Alexandre Loukachenko est arrivé lundi au Zimbabwe où il doit rencontrer son homologue Emmerson Mnangagwa, alors que les deux dirigeants sont sous le coup de sanctions occidentales.

Selon la présidence bélarusse, M. Loukachenko, 68 ans, a atterri à Harare, la capitale, où il a été accueilli par M. Mnangagwa, 80 ans, et des milliers de partisans du parti ZANU-PF au pouvoir. Quelque 5.000 personnes scandant des slogans et chantant se sont rassemblées sur le tarmac de l’aéroport international Robert Mugabe pour souhaiter la bienvenue au leader bélarusse, selon les autorités.

Les deux dirigeants, qui sont tous les deux sous le coup de sanctions occidentales et plutôt isolés diplomatiquement, doivent tenir une réunion officielle mardi. Selon le ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, les discussions porteront sur « le renforcement des excellentes relations » entre les deux pays, notamment dans les domaines politique, minier et agricole.

« La visite est historique, car elle est la première de ce genre du président Loukachenko dans une nation africaine subsaharienne », a ajouté le ministère dans un communiqué. En 2019, le président Mnangagwa s’était rendu à Minsk, une visite après laquelle le Bélarus avait ouvert une ambassade à Harare. Alexandre Loukachenko est un allié proche du président russe Vladimir Poutine et soutient l’invasion russe de l’Ukraine.

« Les deux pays cherchent à diversifier leurs relations internationales – et tous deux subissent les conséquences des sanctions américaines et européennes imposées à cause de leur mauvais bilan en matière de droits humains », explique Alex Vines, directeur du programme Afrique au cercle de réflexion britannique Chatham House. « Historiquement, le Bélarus cherche essentiellement à exporter son expertise et son équipement militaires », a-t-il ajouté.

Au pouvoir depuis presque 30 ans, M. Loukachenko a brutalement réprimé les manifestants qui protestaient contre sa réélection en 2020. M. Mnangagwa est arrivé au pouvoir en 2017, après qu’un putsch militaire a évincé son prédécesseur Robert Mugabe, président depuis 1987.

Accusé de corruption, de violations des droits humains et de répression de ses opposants politiques, il est candidat à sa réélection cette année. En 2021, l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), un consortium de journalistes d’investigation, avait dévoilé les liens existant entre la famille Loukachenko et un projet de mine d’or au Zimbabwe.

AFP

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