Connect with us

Actualité

« Pas de grille salariale, pas de paix » : Alport face à une fronde sociale

Published

on

Une tension sociale couvait depuis plusieurs semaines chez Alport Guinée. Elle a éclaté au grand jour ce mardi matin avec une mobilisation d’envergure des travailleurs devant la Direction Générale de l’entreprise. À l’origine du mouvement : le refus répété de la Direction Générale, selon les syndicats, de répondre aux demandes de dialogue, notamment autour des conditions salariales jugées inéquitables et opaques.

Dès 10h, comme annoncé par la Délégation Syndicale, les employés se sont rassemblés en nombre pour une Assemblée Générale de restitution, convoquée en vertu de l’article 332 de la loi L072/CNT/du 10 janvier 2014, encadrant le droit syndical en République de Guinée.

« Nous avons le regret de porter à votre connaissance que nos sollicitations pour rencontrer le Président Directeur Général (PDG) sont restées vaines. », dénonce la cellule de communication de la délégation syndicale dans un message interne largement diffusé avant la manifestation.

Des revendications précises et une colère structurée

Selon plusieurs témoignages concordants, les griefs portent notamment sur l’absence de grille salariale, une disparité criante entre les salaires effectifs et ceux présentés à la hiérarchie, ainsi que le manque de transparence dans la gestion des ressources humaines.

« Après avoir menti au PDG en lui faisant croire que chaque travailleur perçoit un salaire de base de 1 000 dollars, les syndicats ont découvert une réalité alarmante. Certains employés ne touchent même pas deux millions de francs guinéens. C’est une véritable mafia », a confié un employé sous anonymat.

Face à cette situation jugée intenable, le nouveau syndicat en place exige la mise en place urgente d’une grille salariale officielle et équitable, la régularisation des écarts de traitement et l’ouverture d’un véritable dialogue social.

À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite par la direction d’Alport Guinée, malgré la portée symbolique de la mobilisation et la clarté des revendications.

En l’absence de réponse, les travailleurs entendent maintenir la pression. Le mot d’ordre lancé par la délégation syndicale résonne désormais comme un cri de ralliement : « Seule la lutte libère ».

Imedias.net