Des coups de feu entendus dans la nuit du lundi 17 novembre 2025 à Kaloum, centre administratif et des affaires de Conakry, ont suscité de vives interrogations sur les réseaux sociaux. Le Haut commandement de la Gendarmerie nationale a apporté, ce mardi, des précisions sur l’incident à l’origine de ces détonations.
Selon l’institution, tout est parti d’un refus d’obtempérer survenu aux alentours de 22 heures au niveau du check-point du pont 8 Novembre. Un véhicule de marque Hyundai Palisade, immatriculé BA 21 36, en provenance de Donka et se dirigeant vers Kaloum, n’aurait pas respecté les injonctions des agents en poste.
La note officielle indique que les gendarmes ont engagé une poursuite, le conducteur ayant « tenté à plusieurs reprises de dangereusement renverser les agents », mettant en péril leur intégrité physique. L’intervention s’est poursuivie jusqu’à Sans-fils, au carrefour FEGUIFOOT, où le véhicule a finalement été immobilisé grâce à un tir de sommation ciblé sur la roue arrière gauche.
D’après le communiqué, le véhicule transportait cinq ressortissants chinois, accompagnés de leur chauffeur guinéen. Aucune blessure ni dommage collatéral n’a été enregistré.
La Gendarmerie nationale a réaffirmé son « engagement à assurer la protection des populations et de leurs biens » tout en précisant que le chauffeur a été interpellé et conduit à la Brigade de Recherches de Matam, où le véhicule a également été transféré en vue de la poursuite de l’enquête.
L’incident intervient dans un contexte de forte vigilance sécuritaire à Kaloum, régulièrement perçue comme une zone sensible en raison de la concentration des institutions et infrastructures stratégiques du pays.
Imedias.net