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Niger : Des alternatives à la migration irrégulière à Agadez

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Au Niger, 500 jeunes de la ville d’Agadez (nord), plaque tournante des flux migratoires sahéliens, bénéficient d’un programme intensif de formation professionnelle dans des secteurs créateurs d’emplois, une initiative visant à leur offrir des alternatives viables à la migration irrégulière.

Financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF), ce programme est mis en œuvre par le Conseil communal de la jeunesse d’Agadez (CCJ/Az) en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La formation porte sur des secteurs créateurs d’emplois, à savoir : la couture, la menuiserie métallique, l’électricité bâtiment, l’informatique et la plomberie, a indiqué l’OIM. Parmi les 500 bénéficiaires âgés de 18 à 35 ans figurent 100 migrants : 50 en transit et 50 de retour au pays, a-t-on précisé. Au-delà de l’apprentissage, l’OIM remettra des kits de démarrage permettant une insertion immédiate dans le tissu économique local, a-t-on ajouté.

Agadez est « au cœur des dynamiques migratoires sahéliennes »

Ville carrefour du nord nigérien, la région d’Agadez est « au cœur des dynamiques migratoires sahéliennes », a fait remarquer l’organisation onusienne spécialisée. En septembre dernier, 384 357 migrants ont été observés aux 10 points de suivi des flux migratoires, dont 110 823 dans la région d’Agadez, a-t-on rappelé.

Le Niger fait face à des défis majeurs tels que le chômage élevé des jeunes, les pressions démographiques croissantes, la dépendance à l’agriculture de subsistance, la vulnérabilité climatique et l’insécurité régionale.

Cette situation pousse des jeunes, tentés de trouver de meilleures opportunités, à la migration irrégulière, notamment vers l’Europe. Ce choix les expose à des risques et dangers tels que la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants.

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