La Namibie rejoint la liste croissante des pays africains adoptant des solutions numériques de pointe pour améliorer la gestion des projets de développement. Ce mercredi, des responsables gouvernementaux namibiens et la Banque africaine de développement (BAD) ont officiellement lancé à Windhoek l’initiative Remote Appraisal, Supervision, Monitoring and Evaluation (RASME), une innovation qui promet de transformer durablement le suivi et l’évaluation des projets sur le continent.
Conçu pour collecter des données en temps réel directement sur les sites d’exécution, RASME supprime les contraintes logistiques et sécuritaires qui compliquaient auparavant la supervision. L’outil repose sur la plateforme Kobo Toolbox, développée par le Harvard Humanitarian Initiative, et se distingue par sa capacité à renforcer la transparence, l’efficacité et la redevabilité dans la gestion des projets financés par les partenaires au développement.
Déjà opérationnel dans 37 pays africains, RASME a permis de former 1 880 personnes et de générer plus de 56 000 données soumises. Le déploiement technique est assuré par le département informatique de la BAD, en collaboration avec le programme GEMS de la Banque mondiale et l’équipe Kobo Toolbox.
« La solution IT RASME de la BAD arrive à point nommé, car elle utilise les nouvelles technologies de l’information pour optimiser la collecte, l’analyse et la gestion des données dans le cadre de la préparation, de l’évaluation et de la supervision des projets », a déclaré Michael Humavindu, directeur exécutif au ministère namibien des Finances.
De son côté, Fidelis Mnyanyi, coordinateur régional principal de la BAD, a rappelé que l’institution « demeure engagée à soutenir la croissance inclusive en Namibie à travers une mise en œuvre efficace et un suivi rigoureux des projets alignés sur les priorités High-5 de la Banque ».
À l’occasion de ce lancement, une formation de trois jours (6-8 août 2025) a été dispensée aux unités de gestion de projets financés par la BAD. Elle a réuni, entre autres, les responsables du Projet de mécanisation agricole et d’amélioration des semences, de la Banque de développement de Namibie, du Projet d’amélioration des infrastructures de transport, du projet de gestion des eaux usées et déchets solides de la ville d’Otjiwarongo, du Programme d’appui au secteur de l’eau ainsi que du projet d’assistance technique à l’administration fiscale.
Avec cette avancée numérique, la Namibie espère non seulement améliorer le suivi des investissements stratégiques mais aussi garantir une meilleure visibilité des résultats sur le terrain, au bénéfice des populations.
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