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Mort d’Alino Faso en détention à Abidjan : le procureur évoque un suicide

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Arrêté en début d’année par les forces ivoiriennes, son dossier était chargé. Il était notamment poursuivi pour « intelligence avec des agents d’un État étranger », « complot contre l’autorité de l’État » et « diffusion de fausses informations ». Des accusations lourdes, qui font écho à son engagement virulent sur la scène publique, surtout via ses réseaux sociaux, où plus de 400 000 abonnés suivaient ses appels à la mobilisation.

Installé en Côte d’Ivoire, où il tenait un restaurant, Alino Faso était loin d’être un simple militant. S’affirmant « opérateur économique » et « communicateur », il s’était récemment illustré par son soutien affirmé à la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso. Un positionnement qui, dans un contexte diplomatique tendu entre Abidjan et Ouagadougou, a placé l’influenceur au cœur d’une tempête politique.

Les autorités ivoiriennes lui reprochaient également ses liens supposés avec les « Bataillons d’intervention rapide de la communication », des cyberactivistes accusés de propager la propagande burkinabè. Cette proximité numérique et idéologique avec les forces en présence a rendu sa détention et sa disparition d’autant plus sensibles.

Si les autorités parlent de suicide, les soutiens d’Alino Faso, eux, s’interrogent. Pourquoi un homme aussi combatif, engagé, connu pour sa résilience et son sens de la provocation pacifique, en serait-il arrivé là ? A-t-il été abandonné ? Harcelé ? Ou simplement brisé par l’isolement et la peur ?

Cette disparition intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, et soulève des interrogations au sein de l’opinion publique sur les conditions de détention et le traitement réservé aux voix dissidentes dans la région.

Imedias.net

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