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L’opposition malienne cherche à restreindre l’autorité du président dans le plan de réforme

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Mercredi, les opposants au président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, ont cherché à mettre fin à une crise politique en proposant des réformes visant à neutraliser son autorité et à confier le pouvoir exécutif à un Premier ministre, tout en abandonnant une demande de démission.

Le Mali est en pleine tourmente politique depuis une élection législative contestée en mars. Les préparatifs du scrutin ont été entachés d’allégations d’achat de votes et d’intimidation et d’enlèvement du chef de l’opposition Soumaila Cisse.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale Bamako à deux reprises en juin pour exiger la démission immédiate de Keita, affirmant qu’il n’a pas été en mesure de résoudre les nombreuses crises du Mali, alors que la corruption et les difficultés économiques se sont multipliées.

Choguel Kokala Maiga, un leader de la coalition d’opposition M5-RFP, a présenté mardi une proposition en neuf points qui incluait la nomination d’un Premier ministre par l’opposition.

« Il (le Premier ministre) ne peut pas être révoqué par le président », a déclaré Maiga, ajoutant que le Premier ministre devrait être en mesure de nommer son gouvernement et d’autres hauts fonctionnaires de l’administration, de la justice, des forces armées et des services de sécurité.

Parmi les propositions du groupe figurent la dissolution de l’Assemblée nationale, un organe législatif de transition, le renouvellement des membres de la plus haute cour du Mali et un gouvernement d’unité nationale.

Leur proposition réduirait effectivement les pouvoirs de Keita à ceux d’un chef d’État cérémoniel. Keita, 75 ans, a été réélue en 2018 pour un deuxième mandat de cinq ans.

Son gouvernement a offert des concessions, y compris un gouvernement d’unité, tandis que les médiateurs de l’organisme régional CEDEAO ont proposé de nouvelles élections législatives dans les circonscriptions contestées. Celles-ci ont été rejetées par l’opposition.

Les inquiétudes concernant l’instabilité politique au Mali grandissent.

La nation ouest-africaine a du mal à retrouver la stabilité depuis un coup d’État militaire de 2012 et un soulèvement des Touaregs dans le nord qui a été détourné par des combattants djihadistes.

L’ONU, qui compte des milliers de soldats de la paix dans le pays, a appelé au calme et au dialogue. Lors d’un sommet sur la sécurité au Sahel mardi, la France, l’UE et les dirigeants régionaux ont appelé à une résolution pacifique de la crise.

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