Le gouvernement nigérian a annoncé l’élaboration d’un cadre destiné à garantir que les étudiants boursiers à l’étranger rentrent au pays à l’issue de leurs études, pour mettre leurs compétences au service du développement national. Le secrétaire exécutif du Fonds fiduciaire pour l’enseignement supérieur (TETFund), Sonny Echono, a précisé que ce cadre prendra la forme d’un engagement. Il a souligné qu’il ne s’agit pas d’une punition, mais d’un moyen de protéger l’investissement national dans le capital humain.
Selon Sonny Echono, le gouvernement identifiera les secteurs dans lesquels le Nigeria doit renforcer sa compétitivité mondiale et s’assurera que les boursiers qui y sont formés reviennent pour mettre à profit leur expertise. Ne pas revenir après les études est un « revers majeur » pour le développement, a-t-il déclaré. Plus tôt cette année, le ministre de l’Éducation, Maruf Alausa, avait exprimé la préoccupation gouvernementale face à ce phénomène. Il a souligné que 85 pour cent des étudiants nigérians envoyés à l’étranger avec des bourses publiques ne rentraient pas au pays après leurs études. Echono a indiqué que le président Tinubu avait demandé aux ministères et agences concernées d’élaborer un cadre à cet effet. Le président « s’est plaint que tant de personnes que nous envoyons à l’étranger pour des études ne reviennent pas », a-t-il souligné.
En 2024, le TETFund a bénéficié d’un budget record de 683 milliards de nairas (près de 440 millions de dollars). Une part substantielle de ce budget est destinée à financer la formation du personnel académique, au Nigeria comme à l’étranger. En mai 2025, le gouvernement nigérian a supprimé le programme de bourses BEA, destiné aux études à l’étranger dans des pays partenaires comme la Chine, la Russie, l’Algérie, le Maroc et l’Egypte. Cette mesure vise à concentrer les ressources sur le renforcement des institutions nationales.
dpa