Le Rwanda a lancé une nouvelle politique sanitaire vétérinaire accompagnée d’un système numérique pour la délivrance des licences vétérinaires, dans le cadre de son initiative visant à moderniser les services de santé animale et à renforcer l’implication du secteur privé.
La politique de mandat sanitaire vétérinaire (VSM) autorise désormais des entreprises vétérinaires privées accréditées à fournir des services de santé animale au nom de l’État, comblant ainsi les lacunes persistantes en matière d’accès aux soins, notamment dans les zones rurales.
Le ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI) a indiqué que la réforme s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de transformation économique ainsi que dans la cinquième stratégie de transformation agricole, avec pour objectif d’améliorer la productivité et la résilience du secteur.
Le ministère a annoncé que des entreprises vétérinaires privées accréditées pourront soumettre leur candidature pour fournir des services de santé animale dans les districts, dans le cadre de contrats placés sous la supervision des autorités locales et de la Rwanda Agriculture and Animal Resources Development Board.
La réforme met également en place un module de licence et d’enregistrement vétérinaire numérique, intégré au Système d’information agricole national, remplaçant ainsi un système manuel fragmenté. Cet outil innovant facilite l’enregistrement rapide des professionnels, l’accréditation des cliniques et des pharmacies tout en améliorant le suivi de conformité.
D’après les statistiques officielles, le pays compte plus de 6 000 vétérinaires, la majorité d’entre eux exerçant dans le secteur privé. Les autorités estiment que la digitalisation favorisera la transparence, l’efficacité des services et l’accessibilité des soins à proximité des exploitations. Désormais, les praticiens privés sont tenus de travailler au sein de sociétés dûment enregistrées, qui devront soumettre chaque mois des rapports d’activité aux autorités. Cette mesure vise à professionnaliser le secteur et à garantir une meilleure redevabilité dans l’utilisation des fonds alloués.