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Le Kenya lance un portail de passation digitale des marchés publics

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Le Kenya a mis en place son système national de passation électronique des marchés publics (e-GP), une plateforme conçue pour automatiser et simplifier les procédures, dans le but de renforcer la transparence, l’efficacité et la redevabilité.

Dorénavant, les fournisseurs devront s’inscrire sur la plateforme e-GP (Electronic Government Procurement), soumettre des offres en ligne, suivre l’état des appels d’offres et gérer les contrats grâce à un module de gestion numérique des contrats, a indiqué le Trésor national (ministère des Finances).

« À l’avenir, seuls les achats traités par le biais de la plateforme seront approuvés et payés », a souligné le Trésor national. « Tout semblant de résistance à cette réforme ne sera pas toléré », a souligné le ministre du Trésor, John Mbadi, lors du lancement.

Le système sera interconnecté aux principales plateformes gouvernementales, notamment la plateforme électronique des impôts, le système intégré de gestion des finances publiques, le registre des entreprises et le système d’enregistrement de la population, afin de vérifier la conformité et de limiter la fraude.

Selon une étude de la Banque mondiale sur les dépenses publiques en 2020, le Kenya pourrait économiser environ 664 millions de dollars par an, soit l’équivalent de 0,9 pour cent du PIB, en améliorant l’efficacité de la passation des marchés.

Le rapport de la Commission d’Éthique et de lutte contre la corruption au Kenya, publié en 2023, cite plusieurs exemples de corruption. Cela va du favoritisme lors d’appels d’offres, au gonflement des coûts jusqu’aux versements de pots-de-vin, pouvant monter jusqu’à l’équivalent de 20 000 dollars.

Selon l’indice 2024 de Transparency International, le Kenya obtient un score de 32 sur 100. Le pays se classe 121e sur 180 pays évalués et 25e africain. Ce score reste inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (33) et à la moyenne mondiale (43).

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