Le Burkina Faso a inauguré le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, une infrastructure de 500 lits réalisée en partenariat avec la Chine, pour un investissement de plus de 70 milliards de FCFA, (environ 126 millions de dollars). Selon le ministère de la Santé, l’une des spécificités du CHU est sa salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardio-vasculaire. La salle Pheno Artis Siemens est une installation « de dernière génération » et serait la première du genre dans la sous-région, a ajouté la même source.
Construit sur une superficie initiale de 17 hectares, le CHU est extensible à 30 hectares, selon des médias locaux. L’établissement dispose notamment de 90 salles de consultation, d’une unité de soins intensifs et d’un service d’imagerie médicale de haut niveau, comprenant une IRM et un scanner de 80 barrettes.
Distinct du CHU, le Centre de radiothérapie permettra notamment d’améliorer la disponibilité et l’accès à des services de santé et à des traitements de qualité pour les personnes atteintes de cancer, a indiqué la présidence de la République. Il a été construit grâce à l’appui de la coopération autrichienne.
« La réalisation de ces infrastructures sanitaires traduit la volonté des autorités d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé au profit des populations », a déclaré le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, lors de l’inauguration.
Le chef de l’Etat a annoncé, lors de la même cérémonie, la décision de construire neuf autres établissements similaires, en commençant par Fada N’Gourma. « L’objectif est d’accroître le plateau technique pour permettre à nos médecins et infirmiers de s’exprimer parce qu’ils ont du talent », a-t-il souligné. Lancé en octobre 2020 sous le gouvernement d’alors, le projet, prévu sur 36 mois, a accusé des retards ayant parfois alimenté des doutes et des inquiétudes, selon des médias burkinabè.