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Le Burkina actualise le cadre de protection des migrants

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Le Burkina Faso, pays de départ et de transit pour les migrants irréguliers cherchant notamment à rejoindre l’Europe, a actualisé son Mécanisme national de référencement (MNR) des migrants vulnérables bloqués sur son territoire et exposés à des risques d’abus, de violence ou d’exploitation, afin de l’adapter aux nouvelles tendances migratoires et aux défis sécuritaires (conflits, terrorisme, etc.) et de renforcer les dispositifs de protection qui leur sont destinés.

La mise à jour de ce mécanisme a été effectuée par le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale (MAHSN), en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Elle s’inscrit dans le cadre du Programme de Protection, de Retour et de Réintégration des Migrants en Afrique Subsaharienne (MPRR-SSA), une initiative financée par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre par l’OIM.

Le programme est déployé dans 16 pays d’Afrique

Ce programme, qui met l’accent sur les routes de la Méditerranée occidentale et centrale, est déployé dans 16 pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sierra Leone, Sénégal, Somalie, Soudan et Tchad). Pour l’OIM, une agence onusienne spécialisée, la révision du MNR représente un jalon clé dans la consolidation des capacités nationales burkinabè en matière de gestion des flux migratoires et la protection des migrants vulnérables.

dpa

Outil stratégique de coordination interinstitutionnelle, le MNR vise à améliorer l’identification, l’assistance et le suivi des migrants en transit ou bloqués sur le territoire burkinabé, notamment les enfants non accompagnés, les victimes de la traite des personnes ainsi que les personnes âgées ou malades, afin de leur offrir un suivi adapté, a-t-on indiqué.

Une dynamique de mobilité complexe

Depuis son élaboration, le MNR a connu plusieurs mises à jour, notamment en 2020, 2021 et 2023. Toutefois, les évolutions institutionnelles, les nouvelles tendances migratoires et les défis sécuritaires ont rendu nécessaire une révision approfondie du document, a-t-on ajouté. En tant que pays de départ, de transit et de retour, le Burkina Faso connaît une dynamique de mobilité complexe, marquée par des vulnérabilités et des besoins d’assistance diversifiés.

Carrefour migratoire de l’Afrique de l’Ouest en raison de sa situation géographique, le pays est de plus en plus considéré comme un axe incontournable pour les migrants en route vers les pays de la Méditerranée centrale, selon un rapport de l’OIM. Dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie, des migrants, ressortissants ouest-africains et de l’Afrique centrale, traversent le Burkina Faso vers, notamment, les pays du Maghreb avant de tenter un départ vers l’Europe.