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LBC/FT : Le GIABA sensibilise les chefs religieux au Ghana

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Au Ghana, des chefs religieux et des institutions religieuses de haut rang ont été sensibilisés sur les mesures de « lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme » (LBC/FT). Cela a été rendu possible grâce à un « séminaire national » de sensibilisation organisé dans la capitale Accra par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en partenariat avec le Centre de renseignement financier (FIC) du Ghana.

L’événement a été conçu pour établir un partenariat dans le domaine de la LBC/FT entre les autorités compétentes et les organisations confessionnelles qui ont une influence sur les fidèles, a indiqué le GIABA. Il s’agit de garantir que ces organisations ne soient pas utilisées à des fins de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme, d’extrémisme violent et de promotion d’actes terroristes, a-t-on ajouté.

Animé par des experts techniques et des professeurs du GIABA, le séminaire qui a compris des présentations, des études de cas, des travaux de groupe et des séances de partage, a porté sur les thèmes suivants :

  • le rôle des chefs religieux dans la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme
  • les risques et vulnérabilités liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme associés aux organisations religieuses.
  • les institutions religieuses comme outil de promotion de la coexistence pacifique.
  • le risque d’abus terroriste dans les organisations à but non lucratif.
  • la promotion de la tolérance et la prévention de l’extrémisme violent.

Les institutions religieuses sont devenues très vulnérables aux actes de blanchiment d’argent, a indiqué un responsable au FIC, l’organisme national ghanéen chargé de recevoir, analyser et diffuser des renseignements sur les infractions liées au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. Les auteurs de ces actes détournent désormais leurs fonds illicites vers les églises, les mosquées et les institutions connexes sous forme de prêts, de dîmes et d’offrandes non sollicités, a-t-il ajouté, cité par la presse locale.

Le responsable a exhorté les organisations confessionnelles à être vigilantes et à vérifier les antécédents des personnes afin de connaître l’origine de leurs richesses ou à signaler tout cas suspect à la FIC pour qu’il mène une enquête plus approfondie. Créé en 2000, le GIABA est une institution spécialisée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elle a pour mandat de protéger l’économie et les systèmes financiers des États membres contre le blanchiment des produits du crime.

dpa

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