L’Afrique du Sud a exprimé sa plus vive condamnation après les frappes aériennes menées par Israël sur la capitale syrienne, Damas, dans la nuit du 16 juillet. Les attaques ont notamment visé le ministère syrien de la Défense et des zones proches du palais présidentiel, constituant, selon Pretoria, une violation flagrante de la souveraineté syrienne et du droit international.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement sud-africain a jugé ces actes inacceptables et dangereusement provocateurs, soulignant qu’ils menacent non seulement la sécurité de la Syrie, mais aussi la stabilité de toute la région du Moyen-Orient.
« L’Afrique du Sud condamne avec la plus grande fermeté les dernières attaques israéliennes contre Damas et les environs. Ces frappes constituent une atteinte grave à l’intégrité territoriale de la Syrie et contreviennent aux principes fondamentaux du droit international », peut-on lire dans le communiqué.
La situation s’est encore aggravée le 17 juillet, lorsqu’Israël a annoncé son intention de maintenir son occupation des territoires syriens au sud de Damas. Cette annonce fait suite au renforcement de sa présence militaire dans le Golan, à l’occupation continue de la ville de Quneitra, et à de nouvelles frappes sur Suwayda, Daraa et le centre de Damas.
Pour Pretoria, ces actes s’apparentent à une escalade militaire inquiétante, à rebours de tout effort diplomatique. La position sud-africaine rejoint celle exprimée par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui a dénoncé des frappes aériennes à caractère escalatoire et appelé à une désescalade immédiate, à la reprise du dialogue et à la garantie d’un accès humanitaire sûr et sans entrave.
L’Afrique du Sud exhorte Israël à respecter l’Accord de désengagement des forces de 1974, signé sous l’égide de l’ONU, qui interdit tout affrontement militaire direct entre les deux pays dans la région du Golan.
« La poursuite de ces opérations militaires unilatérales met en péril les maigres acquis diplomatiques dans la région et ne peut qu’exacerber les souffrances du peuple syrien », a averti le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération.
Fidèle à sa position historique en faveur du multilatéralisme, de la souveraineté nationale et du règlement pacifique des conflits, l’Afrique du Sud réaffirme son soutien à l’unité territoriale de la Syrie et appelle la communauté internationale à faire pression pour une cessation immédiate des hostilités.
Alors que le conflit syrien entre dans sa quinzième année, Pretoria rappelle qu’il est urgent de prioriser la diplomatie, de réduire les tensions régionales et de répondre aux besoins humanitaires croissants de millions de Syriens.
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