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La GPU renforce la sécurité des femmes journalistes en Gambie

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La Gambia Press Union (GPU) a lancé une initiative visant à renforcer la sécurité des femmes journalistes, avec le soutien de l’UNESCO et en collaboration avec la Women Journalists Association of The Gambia. Ce projet est un ensemble d’ateliers et d’actions de sensibilisation destinés à doter les femmes journalistes de compétences en sécurité physique et numérique ainsi qu’à promouvoir des environnements de travail plus sûrs. Il s’inscrit dans le programme mondial de l’UNESCO sur la protection des journalistes.

La Présidente de la GPU, Isatou Keita, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à garantir la sécurité et la dignité des femmes journalistes tout en promouvant la liberté de la presse en Gambie. Le projet met l’accent sur la lutte contre l’impunité des violences visant les journalistes. Elle a indiqué que les femmes journalistes sont confrontées à des risques, au-delà des abus physiques et verbaux, notamment la discrimination, le harcèlement sexuel et les cyberattaques. Elle a fait état d’incidents de harcèlement et d’agressions impliquant souvent des policiers et des partisans politiques. Selon une étude menée par la GPU en 2020, les femmes représentent 37 pour cent des journalistes. Près de la moitié d’entre elles affirment avoir subi des discriminations, tandis que le harcèlement sexuel reste largement sous-déclaré, par crainte de stigmatisation ou de représailles.

La secrétaire générale de la Commission nationale gambienne pour l’UNESCO, Maimuna Sidibeh, a souligné la menace croissante en ligne. Elle a indiqué que huit des dix journalistes ayant reçu le plus d’abus en ligne étaient des femmes et les deux autres étaient des hommes noirs. Au-delà des femmes journalistes, la GPU a ouvertement critiqué en mai l’usage abusif des lois par le gouvernement pour réprimer le journalisme indépendant. La Media Foundation for West Africa a estimé que ces critiques rappellent les dérives de l’ancien président Yahya Jammeh.

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