La Gambie a lancé son Plan national d’atténuation des risques de catastrophes 2025-2033 (NDRMP), destiné à protéger les vies, les moyens de subsistance et l’environnement, a annoncé le Bureau du vice-président, Mohammed B. S. Jallow. Il intervient dans un contexte d’exposition croissante aux inondations, tempêtes, sécheresses et à la montée du niveau de la mer. Ces menaces, récurrentes en raison de la position géographique basse de la Gambie sur la côte ouest-africaine, sont aggravées par le changement climatique.
Le Plan vise à concrétiser les priorités nationales en renforçant la préparation aux catastrophes et en intégrant la gestion des risques dans l’agriculture, les infrastructures et l’environnement. Il veillera, selon la même source, à placer les citoyens les plus vulnérables au cœur de la réduction des risques. Selon l’Agence nationale de gestion des catastrophes, ce plan constitue une étape décisive vers une Gambie plus sûre et plus résiliente. L’institution souligne qu’il vise à renforcer les capacités des autorités, des communautés, des ménages, ainsi que des organisations et des partenaires de développement.
Le directeur exécutif l’Agence, Sanna Dahaba, a souligné que cette initiative fait passer la Gambie en matière de gestion des catastrophes « d’une culture de réaction à une culture de prévention, de préparation et de résilience ». Le plan s’appuie sur une coopération internationale renforcée pour financer la prévention, améliorer la résilience communautaire et moderniser les systèmes d’alerte et de réponse rapide. Le plan est soutenu par plusieurs partenaires, dont l’UNICEF, Catholic Relief Services, le Global Shield against Climate Risks et la Banque mondiale.
Selon le gouvernement, cette initiative est ancrée dans le Plan national de développement axé sur le redressement de la Gambie 2023-2027. Il s’aligne sur les engagements mondiaux du pays tels que le Cadre de Sendai, les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063 de l’Afrique.